Alors qu’aucun hôpital luxembourgeois n’est spécialisé dans le traitement des brûlures, la ministre de la Santé, Martine Deprez, détaille comment sont gérés ces cas dans notre pays.
Entre 2022 et 2024, 107 personnes ont été hospitalisées pour des brûlures graves, d’après les chiffres de la Caisse nationale de santé du Luxembourg. 2024 a été l’année la plus marquée par ce type d’hospitalisation, avec la prise en charge de 44 patients. Ils étaient 28 en 2023 et 35 en 2022. Ces données sont divulguées, ce mardi, par la ministre de la Santé à la suite d’une question parlementaire posée par le député socialiste Mars Di Bartolomeo. Celui-ci rappelle qu’actuellement, «il n’existe au Luxembourg aucun hôpital spécialisé dans le traitement des brûlures».
Martine Deprez poursuit en indiquant qu’entre 2015 et 2024, 24 décès dus à des brûlures graves ont été enregistrés dans le registre des causes de décès. À noter que treize d’entre eux ont été répertoriés entre 2020 et 2024. Dans le détail, sur ces dix ans, 18 décès étaient accidentels et dus à un contact direct avec des flammes, trois étaient des suicides par immolation, un décès est consécutif à des violences ayant entraîné de graves brûlures, un autre est intervenu après un accident de la route ayant provoqué de graves brûlures et un dernier est une suspicion de suicide par contact avec des flammes.
En l’absence de centre spécialisé au Luxembourg, lorsque des patients souffrent de brûlures graves, ils sont transférés si nécessaire vers des établissements spécialisés à l’étranger pour y être traités. La ministre indique qu’il existe des accords avec plusieurs établissements en dehors de nos frontières, notamment avec le Centre hospitalier universitaire de Liège ainsi qu’avec l’hôpital de Metz.