Le ministre du Travail, Marc Spautz, compte ancrer toute flexibilisation des heures de travail dans des conventions collectives. Un compromis qui devrait particulièrement réjouir les syndicats.
La réunion de ce mercredi du Comité permanent du travail et de l’emploi (CPTE) a donc permis de faire un grand pas en avant dans un des dossiers les plus épineux en matière de droit du travail.
L’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) pousse depuis de longs mois pour flexibiliser davantage les heures de travail.
La proposition soumise par le ministre Spautz aux partenaires sociaux prévoit la possibilité de répartir les 40 heures de travail hebdomadaires sur quatre jours au lieu de cinq, la réduction du repos hebdomadaire de 44 à 35 heures, l’assouplissement des règles relatives aux pauses ainsi qu’une plus grande flexibilité dans la répartition des horaires des salariés à temps partiel.
L’ensemble de ces nouveautés devront être négociées entre syndicats et patronat pour être ancrées dans des conventions collectives.
La proposition de l’UEL pour miser sur de simples accords d’entreprises semble donc être écartée. L’idée était d’autoriser la négociation directe des horaires entre l’employeur et la délégation du personnel, sans devoir nécessairement passer par une convention collective. Une option toujours rejetée par l’Union OGBL-LCGB.
Les travaux ont également avancé pour enfin mieux encadrer le travail de plateforme. L’objectif est de lutter contre le phénomène des faux indépendants, qui touche notamment les livreurs travaillant pour des plateformes numériques.