Douze emplois et 600 bénéficiaires de l’ASBL SAT (Service d’accompagnement tutélaire) sont menacés à Ettelbruck. La plus grande association tutélaire du pays risque de devoir fermer ses portes.
D’ici à la fin de l’année, l’ASBL SAT, qui accompagne des personnes majeures placées sous un régime de protection juridique, comme la tutelle, la curatelle ou la sauvegarde de justice, risque de devoir cesser ses activités.
Les conséquences seraient dramatiques. Plus de 600 personnes vulnérables, des adultes qui dépendent d’un accompagnement pour les décisions de la vie quotidienne et la gestion de leur patrimoine, risquent de ne plus bénéficier de l’aide dont elles ont besoin. Quant aux douze collaborateurs de l’association, dont huit travailleurs sociaux, ils pourraient eux aussi perdre leur emploi, indique le parti LSAP dans un communiqué.
Cette situation n’est pas nouvelle. Dès le mois de juin dernier, le LSAP avait interpellé le gouvernement à ce sujet.
«Malgré le vote d’un projet de loi qui améliore les indemnités des tuteurs et des curateurs, ni le financement structurel des associations ni la couverture de leurs coûts réels ne sont assurés», regrette le LSAP, qui déplore qu’aucune solution concrète n’ait été apportée pour assurer le maintien du SAT.
Si une réforme globale de la protection des majeurs est annoncée pour 2027, elle arriverait trop tard pour répondre à l’urgence actuelle. Le SAT a déjà averti le gouvernement qu’il devrait cesser ses activités à la fin du mois de décembre en l’absence d’une solution financière.
Des solutions proposées
«Nous avons alerté le gouvernement et proposé des solutions concrètes. Il est temps d’agir, car la protection de 600 personnes vulnérables ne peut pas dépendre de l’incertitude financière des associations», souligne Dan Biancalana, porte-parole du LSAP pour la politique judiciaire.
Début octobre, le LSAP a soumis trois propositions concrètes à la Chambre des députés. Elles ont toutes été rejetées par la majorité CSV-DP.
Pour le LSAP, il est inacceptable que des personnes vulnérables risquent de perdre leur accompagnement et que des professionnels leur emploi alors que les difficultés sont connues depuis des mois. Le gouvernement doit agir maintenant.