PARIS-TOURS Bob Jungels a mis un terme à sa très belle et longue carrière dimanche. La veille de sa dernière course, il a rembobiné le film d'une grande aventure au plus haut niveau mondial.
Au moment de refermer votre carrière, dans quel état d’esprit vous trouvez-vous?
Bob Jungels : Je suis vraiment content. Je ressens une forme de fierté par rapport à ma carrière. Avant de finir par Paris-Tours, j’ai vraiment envie de terminer en beauté. Je sors d’une semaine de courses italiennes qui se sont bien passées. J’avais envie de profiter au maximum de ces derniers kilomètres. On va respecter le plan de course autour de Dorian Godon, qui a une belle carte à jouer pour la victoire. On fera le maximum.
De votre carrière, qu’aimeriez-vous que l’on retienne?
Bonne question. Au-delà de mes victoires, je retiendrai que j’ai eu l’honneur d’être un coureur très respecté dans le peloton. J’ai toujours entretenu de très bonnes relations avec mes coéquipiers, comme avec les membres du staff des équipes pour lesquelles j’ai couru. C’est quelque chose qui me rend heureux et fier. Quand je revois d’anciens coureurs et dirigeants d’autres équipes, je constate que nous sommes toujours en bons termes. C’est ce que je veux que les gens retiennent de mon caractère et de ma personne. Ma personnalité, davantage que le coureur. Pour moi, les expériences que j’ai vécues avec eux ont encore plus de valeur. J’aimerais que l’on retienne que c’était agréable de travailler avec moi.
À quel moment avez-vous décidé de mettre un terme à votre carrière?
En début de saison. L’an passé, je m’étais dit que ce serait bien de continuer à courir encore deux ans. Puis, les décisions stratégiques prises au sein de l’équipe m’ont montré que je n’étais plus indispensable. Sur le plan privé, les choses ont également suivi leur cours. J’ai des projets à la maison, avec ma famille, ainsi qu’avec l’entreprise dans laquelle nous sommes impliqués. Cela a facilité ma prise de décision. Nous étions alors au moment des classiques ardennaises. J’étais dans le Sud avec ma femme et nous en avons parlé. Nous avons convenu qu’il serait bien que je passe davantage de temps à la maison.
Justement, quel jugement portez-vous sur votre saison 2026, qui sera donc votre dernière?
Ce fut une saison un peu compliquée. Je l’ai commencée en très bonne forme, après les stages hivernaux. Puis, j’ai rencontré des problèmes en course, à droite et à gauche, que ce soit en Algarve ou en Catalogne. Mes non-sélections pour le Giro et la Vuelta n’ont pas été faciles à accepter. Ensuite, j’ai recalibré mon état d’esprit et je me suis concentré sur mon travail. Je voulais me montrer et montrer à ...
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