2e JOURNÉE EN ENOVOS LEAGUE Ancien joueur majeur, Scott Morton risque de beaucoup moins jouer cette saison. Le Fraisier est décidé à se battre pour gagner des minutes alors que l’Amicale s’apprête à recevoir le Sparta.
Il n’a pas fallu longtemps pour identifier l’une des premières victimes de la nouvelle règle concernant les joueurs étrangers. Si le Basket Esch a, comme on pouvait s’y attendre, sacrifié le malheureux Corentin Cornu, les Lallangeois ont tout de même réussi à faire en sorte que les trois autres, Quin Nelson, Jordan Hicks et Clancy Rugg, aient chacun au moins 24 minutes de temps de jeu avec une belle victoire sur la Résidence à la clef.
En revanche, du côté de l’Amicale, ce n’est pas la même histoire. Face au Racing, les Fraisiers, qui comptent quatre joueurs étrangers, se sont essentiellement appuyés sur les deux pros, Conley Philipps et Landon Seaman, alors que les deux autres se sont partagé une vingtaine de minutes à peine : 13’05 » pour Gonzalo Scharfenberg et… 6’48 » pour… Scott Morton!
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit là d’un temps de jeu plus qu’inhabituel pour l’ancienne arme fatale du Racing, qui jouait encore plus de vingt-cinq minutes la saison passée pour l’Amicale : «Je pense que je n’avais plus aussi peu joué depuis que j’avais cinq ans, peut-être…» confie, un brin fataliste, le joueur de 39 ans.
Qui savait qu’il allait devoir faire face à cette situation. Une position d’autant plus compliquée qu’il n’occupe pas le même poste que les deux pros : «L’un est un arrière et l’autre un intérieur alors que je suis un ailier. Ça complique davantage les choses au niveau des rotations.»
Scott Morton a clairement été très affecté par cette nouvelle règle : «Je trouve qu’elle est très discriminatoire. Il y a deux ans, on ouvre les vannes en disant OK pour quatre. Visiblement, certaines équipes ont un peu trop exagéré. Et là, passer à deux, c’est un gros retour en arrière. C’est très pénalisant pour des joueurs comme Clancy ou moi. Je ne trouve pas cela juste. Je suis au pays depuis très longtemps. J’ai défendu les couleurs du Luxembourg dans l’équipe nationale 3×3…»
«Je dois trouver ma place»
Mais pas question de le voir s’apitoyer sur son sort : «Je ne veux pas qu’on me plaigne. C’est une nouvelle situation à laquelle je vais devoir m’adapter.» Bien sûr, il a été touché de ne pas pouvoir aider son équipe face au Racing, samedi dernier : «Quand on est plus vieux, c’est plus compliqué de sortir du banc pour quelques minutes. On veut aider, mais je n’en ai pas vraiment eu l’opportunité.»
Son coach, Darko Ristic, défend ses choix : «Les nouvelles règles affectent la manière de diriger le jeu. Il faut être prêt à faire des changements et à prendre des décisions en fonction de la situation. Maintenant, les règles sont les mêmes pour tout le monde. Il faut s’adapter et trouver des solutions. Ça fait partie du jeu.»
L’Amicale a donc bien mal entamé la saison. Et espère rebondir, ce samedi, à domicile.
Mais la tâche s’annonce ardue puisque son prochain adversaire n’est autre que… le Sparta. Des Bertrangeois qui font partie, de l’avis de la plupart des observateurs, des principaux candidats pour retrouver la finale, cette saison encore. Scott Morton est totalement concentré sur cet objectif : «On n’a pas attaqué le match contre le Racing avec la bonne attitude. C’est notre premier match à domicile, devant nos supporters. Il faut leur montrer quelque chose. Je vois cette rencontre comme une opportunité.»
Et d’expliquer les solutions pour l’emporter : «On doit se concentrer sur ce qu’on peut contrôler. Il faut limiter nos pertes de balle. Et si on joue à notre meilleur niveau, on peut rivaliser non seulement face au Sparta mais devant n’importe quelle autre équipe.» Avec un Scott Morton à plus de sept minutes? «Je dois trouver ma place, mon nouveau rôle et m’adapter à cette nouvelle situation.»
La saison est encore très longue. Beaucoup de choses peuvent se passer. Et Scott Morton se tient prêt si on décide de faire appel à lui.