L’OGBL dénoncel’absence de reconnaissance des diplômes et qualifications des pompiers du CGDIS, qui accèdent au groupe C1 alors que la police et l’armée offrent des carrières B1 et A1. Le syndicat réclame une revalorisation.
Les perspectives de carrière au CGDIS sont moins attractives que dans la police ou dans l’armée. Une situation que pointe, ce vendredi, l’OGBL dans un communiqué où il dénonce le manque de reconnaissance du niveau de diplôme des pompiers mais aussi de leurs qualifications et de leurs contraintes.
Le syndicat rappelle que les pompiers professionnels du «cadre de base» sont recrutés dans le groupe C1. Pourtant, une grande partie de ces derniers sont titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires ou d’un autre diplôme permettant, dans la structure des carrières de l’État, d’accéder au groupe B1.
Dans l’armée, la carrière B1 est ouverte aux sous-officiers et dans la police, posséder un tel diplôme permet d’être recruté dans une carrière B1.
L’OGBL souligne également que le métier de pompier a évolué avec le temps. En plus d’avoir à intervenir dans des situations de plus en plus variées, «ils travaillent en service posté, sont exposés à d’importantes contraintes physiques et psychologiques et assument chaque jour une responsabilité pour la vie et la sécurité de la population».
Même problématique chez les sous-officiers
La problématique des perspectives de carrière se répète chez les sous-officiers. Au CGDIS, la voie pour devenir officier passe par une carrière A2. Ce n’est pas le cas à la Police et à l’Armée, où l’accès à la carrière A1 existe pour les officiers. «Au CGDIS également, il doit exister une véritable voie, transparente et accessible, vers la carrière A1, qui tienne compte des qualifications académiques, de la formation opérationnelle, de l’expérience professionnelle et des responsabilités réelles de commandement», revendique l’OGBL.
Le syndicat souhaite : l’accès direct à la carrière B1 pour les nouveaux pompiers professionnels disposant d’un diplôme correspondant ; un reclassement sans contingentement des pompiers actuellement en C1 qui remplissent, au moment de leur entrée en service ou aujourd’hui, les qualifications requises ; la pleine reconnaissance de l’ensemble de l’ancienneté dans la nouvelle carrière, sans perte financière ; et un véritable accès des officiers opérationnels à la carrière A1, sur la base de critères transparents et objectifs.
L’OGBL demande également la reconnaissance des qualifications académiques, de la formation opérationnelle, de l’expérience professionnelle et des responsabilités de commandement, ainsi qu’une adaptation rapide de la législation relative au CGDIS, dans le dialogue avec la délégation du personnel et l’OGBL.
«La Police a été revalorisée. L’Armée offre des perspectives de carrière correspondantes. Il est maintenant temps d’établir également cette justice pour les pompiers professionnels du CGDIS», conclut le syndicat.