ROUTE DU VIN, DIMANCHE L’ancien cycliste s’éclate en course à pied… sans se prendre la tête. Ni se tuer à l’entraînement.
Voilà près d’un an que Michel Ries a remisé son vélo au placard, à la suite de l’arrêt de sa formation Arkéa-Samsic. Et visiblement, il ne regrette pas d’avoir quitté les pelotons professionnels : «Ma carrière pro, c’était avant. C’est de l’histoire ancienne. Je n’ai aucun regret», confirme le jeune homme de 28 ans.
Après sa retraite sportive, Michel Ries s’est tout de suite tourné vers un domaine qu’il affectionne : les études. C’est ainsi qu’il fait, à distance, un bachelor en économie, le tout, en anglais : «Ça me convient parfaitement. On peut adapter son propre rythme, aller plus vite que si on allait à l’université. On travaille beaucoup, mais on avance vite. Ma principale motivation, c’est de finir bien et vite», confie-t-il. Il passe donc le plus clair de son temps à la maison, devant un ordinateur. «Avec ce système, il y a un risque de se laisser aller, mais c’est une bonne structure pour moi. J’essaie de garder un certain rythme, le matin, je me lève et je me mets au travail. Quand on est pro et qu’on s’entraîne, on s’organise tout seul, on le fait sérieusement. Et là, c’est la même chose avec les études.»
Alors l’ancien cycliste, habitué à faire du sport depuis son plus jeune âge, a besoin d’un sas de décompression. Il l’a trouvé en s’accordant une heure d’activité chaque soir : «Je sens que mon corps aime que je bouge un peu quand même. Je fais du sport quand j’ai envie. J’essaie de faire un petit truc tous les soirs de la semaine.» Ça peut être sur un vélo, avec, par exemple, Colin Heiderscheid, un de ses meilleurs potes qui a lui aussi quitté les pelotons. Ou avec les jeunes de l’UC Dippach, son club de toujours, avec qui il roule une fois par semaine : «Ça m’occupe pour rester actif. Mais les jeunes roulent quand même très vite», constate-t-il encore.
Quand il n’enfourche pas sa machine, il prend ses baskets et part courir. En effet, le garçon semble avoir pris goût à la course à pied : «C’est très simple, très familial. Il y a beaucoup de participants, des distances pour tous les niveaux. En plus c’est un peu la hype de se mettre à la course à pied en ce moment. Chaque course enregistre des records de participation. Après la course, on va boire un coup entre potes.»
«Avoir été pro, ça crée un grand moteur»
Et son passé lui sert à se distinguer : «Le fait d’avoir été cycliste pro, d’avoir participé à des grands Tours, ça laisse des traces sur le corps. Ça crée un grand moteur. La course à pied, c’est un sport d’endurance, comme le vélo.» Effectivement, son grand moteur semble lui servir puisque, depuis qu’il a commencé à s’aligner sur des courses à pied, depuis la dernière Sylvesterlaf, où il a terminé quatrième, il multiplie les performances. Cinquième de la Postlaf et de la course des championnats nationaux sur route sur 10 km, il a notamment remporté la Kulturlaf il y a quelques semaines après avoir terminé premier du championnat national de trail court à Weicherdange (1 h 31’12 ») en devançant largement Luc Scheller (1 h 33’08 »), sacré champion national.
En effet, si Michel Ries est un compétiteur, il ne court pas non plus après la gloire. C’est ainsi qu’il n’est affilié à aucun club, si bien qu’il ne peut, par définition, pas être sacré champion national. Et ce sera d’ailleurs encore le cas, dimanche, à l’occasion des championnats nationaux de semi, qui se tiendront dans le cadre de la Route du Vin. Si on regarde la liste des participants au championnat, on retrouve Yonas Kinde ou Niall Foley, pour ne citer que les deux principaux favoris sur le papier. Mais pas de trace de Michel Ries.
Ce qui ne veut pas dire que l’ancien cycliste prendra le départ sans ambition, dimanche à Remich : «J’étais déjà très content de mon temps sur le semi de l’ING Night Marathon (NDLR : 11e en 1 h 14’09 »). Sur la Route du Vin, c’est beaucoup plus plat, c’est une bonne opportunité pour faire un bon temps. Se rapprocher des 1 h 10′, ce serait cool.» Après la course de Remich, on le retrouvera au départ de la Vollekslaf de Walferdange, une semaine plus tard.
Romain Haas
9 h : départ du semi
9 h 30 : course enfants 750 m
9 h 45 : course enfants 1 500 m
12 h 15 : départ du 10 km
14 h : départ du 5 km