Les incidents restent nombreux, mais les agressions graves contre le personnel des CFL reculent.
Les incidents restent nombreux dans les transports publics, mais certaines formes d’agressions contre le personnel des CFL sont en nette baisse. C’est l’un des principaux enseignements de la réponse des ministres de la Mobilité, de l’Intérieur et de la Justice à une question parlementaire du député Tom Weidig (ADR).
«Le nombre des incidents signalés dans les cinq dernières années n’est pas retourné à la baisse», précisent les ministres. Une évolution qui s’explique notamment par «le renforcement de la culture du signalement» et la «numérisation progressive du processus de déclaration». Les procédures ont également été «simplifiées et harmonisées», permettant aujourd’hui un signalement «plus systématique, plus rapide et plus complet qu’auparavant».
Du côté des agressions visant les collaborateurs des CFL, les chiffres sont en revanche plus encourageants. Le gouvernement relève «une évolution positive au niveau de la gravité des agressions». Ainsi, les cas de crachats sont passés de 23 en 2024 à 9 en 2025, soit une baisse de 61 %.
Les agressions physiques ayant entraîné des blessures ont, elles, chuté de 8 à 2 cas. «Cette évolution laisse penser que les nombreuses mesures de prévention et de protection ont un effet positif sur la sécurité du personnel», estime la réponse ministérielle.
30 agents dans les trains
Pour renforcer cette sécurité, les CFL disposent en 2026 d’un plan d’action comprenant 69 mesures. Celles-ci prévoient notamment «le renforcement de la présence et de la coordination opérationnelle», une modernisation de la vidéoprotection et des outils d’alerte, ainsi que davantage de coopération avec la police grand-ducale et la douane.
Sur le terrain, «environ 30 agents de sécurité sont déployés chaque jour dans les trains, permettant d’accompagner environ 15 % des trains». Les CFL disposent également d’une présence permanente ou renforcée dans les principales gares, complétée par des équipes mobiles.
La réponse des trois ministres souligne par ailleurs l’importance de la coordination avec la police. En cas d’urgence, le personnel des CFL et les agents de sécurité privés doivent appeler le 113. L’incident est alors analysé par le Centre d’Intervention National avant l’envoi de la patrouille de police la plus proche.
Enfin, ces mesures pourraient à terme concerner l’ensemble des transports publics. Le projet de loi 8335 doit notamment créer «un cadre juridique clairement défini» pour les mesures de prévention, la vidéosurveillance et les sanctions dans l’ensemble du secteur.
Dans les bus organisés par l’État, 6 trajets sur 10 sont aujourd’hui effectués avec des véhicules équipés d’une cabine, destinée à renforcer la sécurité des conducteurs.