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Une haine qui grandit

Des drones piégés visant un avion sur un aéroport, des engins incendiaires ciblant des entreprises liées à la défense, des installations énergétiques touchées par des bombes artisanales. L’Allemagne fait face à une guerre hybride. Qui est le commanditaire de tous ces actes? Bien sûr, tout le monde regarde du côté de Moscou. L’Allemagne n’est pas la seule à subir des opérations de déstabilisation. Par exemple, la Pologne a vu certaines de ses lignes ferroviaires concernées par des actes de «vandalisme».

La guerre hybride menée par la Russie est montée crescendo. Au début, les bonnes vieilles techniques de désinformation ont inondé les pays d’Europe. Réseaux sociaux, sites, médias proches du pouvoir… La formule était connue et largement utilisée même avant la guerre en Ukraine pour favoriser tel ou tel parti, gêner tel ou tel gouvernement sur des sujets sensibles. Puis est venu le temps des cyberattaques pour s’en prendre à certains services publics. On se souvient que le Grand-Duché a été victime d’une telle opération en mars 2024 : plusieurs sites internet de l’État luxembourgeois avaient été bloqués temporairement. En juillet 2025, c’est Post qui avait été ciblé, provoquant une paralysie d’accès à internet dans une large partie du pays et interrompant, par exemple, le paiement via carte bleue. Au-delà de ces attaques, il y a aussi des actions de déstabilisation qui se sont multipliées, en France par exemple. Des tags avaient ainsi été découverts à Paris alors que le pays souffrait d’une vague d’actes antisémites. Les dessins avaient jeté de l’huile sur le feu avant que les autorités annoncent qu’il s’agissait non d’un acte haineux, mais d’une manipulation. Des suspects ayant commis ces dégradations avaient été arrêtés et venaient d’Europe de l’Est. Ils avaient avoué avoir agi sur ordre d’un mystérieux commanditaire, contre un peu d’argent.

Aujourd’hui, nous sommes donc passés à la vitesse supérieure. Il s’agit d’attentats. Moscou semble vouloir faire payer aux pays européens leur aide à l’Ukraine qui se bat courageusement contre une invasion commencée maintenant il y a plus de quatre ans. Jusqu’où peut aller le Kremlin pour tenter d’intimider ses adversaires? C’est la question, inquiétante, qui peut se poser.

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