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Le chat Alibi, nouvelle mascotte du commissariat de police de Longwy


Alibi a des effets positifs auprès des plaignants et des victimes, notamment les mineurs. (Photo : fred lecocq)

La police de Longwy compte une recrue de plus : un chat de 18 mois. Alibi s’est présenté spontanément au commissariat à la mi-août, ça ne s’invente pas. Le félin, qui est devenu la mascotte des policiers, révèle aussi des effets bénéfiques.

«À toi d’agir !» Ce slogan de la campagne de recrutement de la police nationale n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. À ses 18 mois révolus, ce candidat a franchi les portes du commissariat de Longwy. Le jeudi 13 août précisément. Un volontaire d’un type un peu particulier puisqu’il s’agit d’un jeune chat.

«Il a gratté et miaulé jusqu’à ce que le chef de poste vienne lui ouvrir», commente la lieutenante Joséphine Zdjelar.

Engagé et adopté

Mais que faire de cet aspirant policier, pas pucé et sans papiers ? «On a mené l’enquête», sourit l’officier. «On n’a pas réussi à l’identifier et personne ne le réclamait. Nous étions donc dans l’impossibilité de le restituer à ses éventuels propriétaires.»

La lieutenante se rapproche alors de l’Association de protection des animaux en Lorraine (APAL). «Mais ils doivent faire face à beaucoup d’abandons de chats et n’étaient pas sûrs de pouvoir lui trouver une famille d’accueil.»

L’imaginer en fourrière aurait été un crève-cœur pour les policiers. Sa cause est donc plaidée auprès de la commissaire Amina Nichols. Qui ne se fait pas prier pour intégrer le nouveau venu dans ses effectifs. La bleusaille est alors pucée, vaccinée, vermifugée et adoptée par les policiers.

«Présence bénéfique»

Restait à lui trouver un nom. «On a procédé à un vote», précise la patronne de la circonscription de police Longwy-Villerupt et du district nord de Meurthe-et-Moselle. Après un ballottage favorable, c’est Alibi qui remporte les suffrages.

Depuis, il a déjà pris ses marques dans les locaux du rez-de-chaussée. Le félin y est bichonné par les troupes. «Chacun a ramené des affaires de chez lui (litière, arbre à chats, jouets, etc.). Et une cagnotte est ouverte pour son alimentation.»

Alibi est devenu une vraie mascotte. «Mais ce n’est pas uniquement symbolique», assure Joséphine Zdjelar. «Sa présence est bénéfique.» Des effets positifs aussi auprès des plaignants et des victimes, notamment les mineurs.

«On a l’exemple d’une petite fille qui accompagnait sa maman lors d’un dépôt de plainte. Le fait, pour elle, de pouvoir caresser le chat, lui parler, a permis d’apaiser les tensions, d’offrir un cadre plus chaleureux à un moment qui n’est jamais drôle ni évident.»

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