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C’est pas du jeu

Les amateurs de jeux vidéo sont en émoi depuis la diffusion sur Netflix des dernières images du futur hit GTA VI. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agira, encore une fois, d’incarner des délinquants et de multiplier les mauvais coups dans un monde ouvert ressemblant furieusement à la Floride.

Cette simulation de grand banditisme reprend tous les éléments des films d’action, mais cette fois-ci, c’est la personne derrière la manette qui vivra l’aventure, devra faire les bons choix et dégainer le plus rapidement possible.

Même si vous n’avez pas de console ou de PC à la maison, vous risquez quand même d’entendre parler du phénomène, qui devrait être mis à la disposition du public, uniquement en téléchargement, à la mi-novembre. Attention si votre enfant ou petit-enfant vous demande de l’acheter : c’est un jeu destiné à un public averti, qui doit avoir bien plus de 16 ans.

Eh oui, nous serons loin de Pong ou de Pac-Man, pour le coup. Le joueur ou la joueuse pourra braquer des banques et des supérettes, voler des voitures, commettre des assassinats, s’immerger dans un monde où les dealers font la loi et où la police est corrompue. Sans parler des boîtes de strip-tease que l’on pourra visiter. Destiné à un public très averti donc.

Et pourtant, ce type de jeu est devenu un bien de consommation grand public et il y a peu de personnes pour s’en offusquer désormais.

Les premiers volets de la franchise, violents mais beaucoup moins transgressifs, avaient suscité un tollé et des levées de boucliers. C’est désormais terminé, apparemment. La société aurait-elle changé? Le précédent opus, GTA V, a permis au studio qui l’a créé de gagner plus de 10 milliards d’euros.

L’argent n’a pas d’odeur, un peu comme dans le jeu d’ailleurs, où l’on peut être à la tête d’un laboratoire de méthamphétamine, faire du trafic d’armes… Enfin, vous voyez l’idée.

Le jeu GTA V, néanmoins, s’amusait à se moquer allègrement d’une société américaine ultraviolente et à la dérive, en riant ouvertement de l’État, des politiques, des grands patrons, des réseaux sociaux, des délinquants eux-mêmes, des films d’action, de la violence gratuite…

Les quelques images du nouveau jeu nous montrent un univers un peu moins caricatural. Reste à savoir si ce sont les développeurs qui ont changé l’âme du jeu ou si c’est notre société qui s’est peu à peu transformée en jeu vidéo.

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