Accueil | A la Une | «C’est plus qu’un métier, c’est un mode de vie» : ils prennent la relève à la Schueberfouer

«C’est plus qu’un métier, c’est un mode de vie» : ils prennent la relève à la Schueberfouer


Rubens et sa soeur, fiers représentants d'une longue lignée de forains. (photo : alain rischard)

Ils ont grandi dans des foires, parfois même à la Schueberfouer, et dirigent aujourd’hui leur propre stand : Rubens et Bob perpétuent l'héritage de leur famille et partagent leurs histoires.

Chez les Saguet, la fête foraine n’est pas qu'une parenthèse estivale. C'est un «mode de vie à part entière», sourit Rubens, depuis la petite cabine d'accueil du King Loops, son attraction (nouvelle cette année!) en plein cœur de la Schueberfouer.

Le jeune homme de 22 ans observe, travaille et veille en cet après-midi un peu pluvieux. S'il foule le béton du Glacis pour la première fois, il ne découvre pas le monde forain pour autant. «J'y suis depuis que je suis né, on est forain de génération en génération», raconte-t-il simplement, le sourire aux lèvres.

Il suffit de suivre les Saguet sur quelques fêtes pour comprendre que leur nom n’est pas inconnu du monde forain. Depuis plus de cinq générations, la famille sillonne les routes de France avec ses attractions.

Dans l’est du pays notamment, où plusieurs branches sont particulièrement implantées, on retrouve leurs manèges de fête en fête, parfois depuis plusieurs décennies. Mais les Saguet ont aussi leurs entrées dans les plus grandes fêtes foraines françaises.

«Nos archives familiales remontent jusqu'à 1800 à peu près et mes ancêtres étaient déjà forains à cette époque. Ils étaient en France, mais aussi en Allemagne. J'ai même une arrière-arrière-grand-mère luxembourgeoise! Merci à tous les voyages», retrace Rubens en riant.

Une enfance particulière

Ce monde n'a donc aucun secret pour lui. Il y a grandi. L'a vu évoluer au fil des années et en connaît aujourd'hui les moindres détails, les gestes les plus concrets. «Chez nous, dès qu’on a l’âge de marcher, de mettre un boulon, on commence le travail. Alors oui, c’est très tôt!»

Une enfance au milieu des foires, en plein travail, que connaît bien aussi Bob Filandi. Lui a grandi entouré des tables du restaurant de ses parents, le Schla'Winer, bien connu des habitués de la Schueberfouer.

Durant 28 ans, il a appris les gestes et habitudes, donné un coup de main, rencontré énormément de monde et a décidé, tout naturellement, de reprendre le flambeau il y a trois ans, avec son jeune frère, Tom.

Une reprise qui ne s’est pas faite sur un coup de tête, mais bien à deux. «C’était une décision familiale. Nous travaillions déjà ensemble en dehors de la Schueberfouer, donc c'était une évidence», explique-t-il. Bob et son frère ont simplement continué une histoire qu’ils connaissaient depuis l’enfance.

Cet article est réservé aux abonnés.

Pour profiter pleinement de l'ensemble de ses articles, vous propose de découvrir ses offres d'abonnement.



Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.