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Bilan parlementaire : le DP carbure à l’énergie verte


La fraction libérale a été la première à faire le bilan de l'année parlementaire écoulée. (Photo : fabrizio pizzolante)

Le DP a ouvert le bal des bilans parlementaires des groupes politiques ce lundi matin. Le sien est axé sur la résilience énergétique et la stabilité politique loin des extrêmes.

Logement, transition écologique et pouvoir d’achat… La fraction libérale a été sur tous les fronts et de tous les combats lors de cette année parlementaire, fidèle aux idéaux du gouvernement et du parti. «Notre gouvernement et sa majorité à la Chambre des députés ont réussi à maintenir le Luxembourg sur une voie cohérente et stable», estime Gilles Baum, chef du groupe parlementaire, faisant d’une pierre deux coups en matière d’autopromotion.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même et le Luxembourg ne sera jamais mieux servi que «par une économie social-libérale saine, la seule à même d’apporter les moyens de financer les mesures économiques urgentes» pour aider les plus vulnérables. Gilles Baum cite notamment le résultat de la tripartite et les investissements en matière de protection du climat ou de sources d’énergie alternatives aux énergies fossiles.

«Le DP était dès le début favorable à une réunion des partenaires sociaux. En tant que groupe parlementaire, nous saluons la rapidité avec laquelle un accord a pu être trouvé. C’était un message important en direction des citoyens et des acteurs économiques», précise Gilles Baum. «L’accord prévoit des investissements importants en faveur de la cohésion sociale.»

L’accord a plusieurs vertus, selon lui : il permet de maintenir le pouvoir d’achat, il rend «l’économie (…) plus résistante et performante» et il marque la volonté d’un changement en matière de politique énergétique.

«La canicule nous a montré à quel point chaque euro investi pour mieux protéger notre environnement ou nous rendre moins vulnérables face aux énergies fossiles est important», ajoute le député. «Les effets du changement climatique se font ressentir. C’est pourquoi nous devons, indépendamment de l’accord tripartite, renouveler les aides sur les installations photovoltaïques et retravailler les subsides sur les voitures électrique ainsi que nous poser la question de pérenniser les mesures sur les pompes à chaleur et les batteries.»

Les Bleus virent au vert. «Notre but est de développer les énergies renouvelables, de réduire notre dépendance aux importations d’énergies fossiles et de renforcer notre résilience énergétique», affirme le chef de la fraction, rappelant les mesures en la matière prévues dans les prochaines années ou pouvant être adaptées en fonction, entre autres, de l’évolution de la situation internationale.

Prendre le risque de gagner

Le député a également fait l’inventaire de toute une panoplie de mesures et d’investissements à venir décidés par le gouvernement en matière de logement, de mobilité, de défense, de migration et d’asile, de combat contre la pauvreté, de justice, de racisme, d’avortement, de culture ou d’éducation et d’inclusion, entre autres. Des sujets défendus par les membres du groupe parlementaire.

«Nous avons beaucoup travaillé lors de cette première moitié de législature. Beaucoup de travail nous attend encore. La situation mondiale change chaque jour et nous ne connaissons pas la suite. Nous avons de nombreux chevaux de bataille et il est important de pouvoir compter sur une majorité et un gouvernement stables qui travaillent dans l’intérêt du pays et de ses citoyens», note Gilles Baum. 

De tous ses citoyens. C’est la raison pour laquelle le parti libéral s’est engagé pour une réforme des impôts visant à plus d’égalité, qui ne pose pas de jugement sur les modes de vie et n’en imposent pas faute de mieux aux citoyens, ajoute Corine Cahen. 

«Dialogue social et compromis fonctionnent encore», constate Charles Goerens, «heureux d’appartenir à ce parti et que nos deux fractions parlementaires (NDLR : DP et Renew Europe) coopèrent». L’eurodéputé a dressé son bilan et partagé ses craintes face à la résurgence des partis d’extrême droite dans différents pays européens. «Nous devons nous battre. Avant de nous avouer vaincus, nous devons prendre le risque de gagner», affirme-t-il. «Nous devons améliorer la collaboration entre les États et l’Union européenne et prévenir des dangers de l’inaction.»

L’Union européenne apparait isolée dans sa vision géopolitique comprenant une Russie «qui a attaqué une partie de l’Europe et en menace une autre» avec l’approbation tacite de Pékin et de Donald Trump, «qui a oublié que son pays appartient à l’Occident» et doit défendre «les valeurs du traité de l’Atlantique Nord». Des valeurs chères au gouvernement luxembourgeois et à sa composante libérale.

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