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Un lémurien du parc animalier de Sainte-Croix sauvé grâce à une opération chirurgicale inédite


Un chirurgien est intervenu pour sauver Bilbo, un lémurien du parc animalier de Sainte-Croix de Rhodes. (Photo : rl)

Une équipe de l’IHU Strasbourg s’est déplacée au parc animalier de Sainte-Croix de Rhodes pour opérer Bilbo, un lémurien menacé par la rupture d’un pseudo-anévrisme.

Le chirurgien-chercheur Juan Verde a mené une équipe de l’IHU Strasbourg, qui a tenté – et réussi – une opération de la dernière chance pour sauver un lémurien du parc animalier de Sainte-Croix de Rhodes menacé par la rupture d’un pseudo-anévrisme. Une intervention rendue possible par les passerelles entre médecine humaine et vétérinaire, et par les technologies d’imagerie et de modélisation 3D développées à l’IHU Strasbourg.

Il y a quelques mois, Bilbo, l’un des lémuriens du parc, un Maki catta, s’est mis à boiter. Il souffrait d’un pseudo-anévrisme : une poche de sang comprimait sa cuisse. Le diagnostic, confirmé par scanner, était assorti d’un pronostic défavorable. Les chirurgiens vétérinaires étaient réticents à opérer ce cas rarissime, dont personne n’avait l’expérience. Malgré les soins prodigués par l’équipe vétérinaire, l’état de Bilbo ne s’améliorait pas, exposant le petit primate à une hémorragie potentiellement mortelle.

Une expertise médicale humaine au service du sauvage

C’est en sollicitant l’expertise des chirurgiens de l’IHU Strasbourg qu’une solution est apparue. Cet institut a décidé de relever le défi en combinant les savoirs de plusieurs disciplines : vétérinaire, primatologie, chirurgie vasculaire et radiologie. La reconstruction 3D de l’anatomie de la patte de Bilbo, réalisée à partir des images du scanner, a donné des informations déterminantes pour envisager une opération.

Plutôt que de faire venir Bilbo à Strasbourg, c’est l’équipe de l’IHU qui a fait le déplacement jusqu’au parc. Ce choix répondait avant tout au bien-être de l’animal, lui épargnant du stress et favorisant sa convalescence auprès de ses congénères. Mais il ajoutait aussi une difficulté supplémentaire : opérer loin d’un bloc de pointe.

Bilbo a pu retrouver son enclos et ses congénères début juillet. Le public pourra le reconnaître sur l’île des lémuriens cet été : son poil n’aura sans doute pas totalement repoussé sur sa discrète cicatrice. Mais Bilbo va bien : ses jours ne sont plus en danger, il pourra continuer à vivre normalement au milieu de ses congénères.

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