[MONDIAL-2026] Aux côtés du capitaine et buteur Harry Kane, le meneur de jeu Jude Bellingham porte l’Angleterre depuis le début du tournoi.
Après les blessures et les doutes, Jude Bellingham affiche pendant le Mondial toute sa hargne, sa puissance et son efficacité, le rendant indispensable avec l’Angleterre avant d’affronter la Norvège, ce samedi en quart de finale. Double buteur en l’espace de 98 secondes et auteur de gestes héroïques dans sa propre surface, le milieu du Real Madrid vient de connaître «la plus belle soirée de (sa) carrière avec l’Angleterre» lors du huitième remporté au stade Aztèque face au Mexique (3-2).
À 23 ans, il a endossé définitivement le rôle de leader, aux côtés du capitaine et canonnier Harry Kane. À eux deux, ils portent des Three Lions aux prestations collectives loin d’être abouties dans ce tournoi, son quatrième déjà. «Dans les grands matches, vous avez besoin de vos grands joueurs. On voit sa faim de victoire, à quel point c’est important pour lui de décider de ces rencontres et de nous pousser vers l’avant», a commenté Morgan Rogers, son ami et concurrent au poste de n° 10.
L’éclat de Bellingham (53 sélections, 10 buts) aux États-Unis a éteint les doutes, avant le Mondial, quant au fait qu’il ne serait pas forcément titulaire sous les ordres de Thomas Tuchel. Le meneur de jeu n’a pas entretenu la relation la plus fluide avec l’Allemand depuis que ce dernier a pris les rênes de la sélection début 2025. Mais tout semble résolu depuis trois semaines.
«Une décision facile de le faire jouer»
«Dans ces moments-là, on peut compter sur Jude, car il adore les matches à enjeu, cela fait ressortir le meilleur de lui, a affirmé Tuchel après le succès initial contre la Croatie (4-2), ponctué d’un but de Bellingham. C’est donc une décision facile de le faire jouer et lui faire confiance, aussi parce que, au cours des 16, 17 derniers jours, il a pleinement adhéré à l’idée d’esprit d’équipe, à l’idée de fraternité et à la façon dont nous voulons jouer.»
Le Madrilène sort d’une saison moins aboutie que la précédente, notamment à cause des blessures : une gêne chronique à l’épaule gauche qui l’a conduit à être opéré et manquer plusieurs semaines de compétition, l’été dernier, et des ischio-jambiers touchés, en février-mars, entraînant six semaines de pause qui l’ont toutefois «aidé à se préparer, dixit Rogers. Il trépignait d’impatience à l’idée de démarrer».
L’Angleterre, finaliste des deux derniers Euros et éliminée de justesse par la France en quart de finale du Mondial-2022, espère que Bellingham conservera ce niveau majuscule encore trois matches, pour enfin décrocher le sacre suprême qu’elle attend depuis 1966.