[MONDIAL-2026] Une troisième demi-finale en trois Coupes du monde… Les Bleus ont décroché jeudi le premier billet pour le dernier carré du Mondial-2026 en terrassant une équipe marocaine qui a plié face aux fulgurances de Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé.
Cette demi-finale 100% européenne face à des voisins qu’ils connaissent par cœur aura lieu à Dallas le 14 juillet, et la France entière espère déjà une double dose de feux d’artifice pour sa fête nationale.
La France, sang froid et ambition
Cinq jours après avoir souffert contre le Paraguay, les Bleus ont encore fait étalage de leur sang froid pour saper les espoirs d’un adversaire qui avait la défense pour credo (2-0).
Mais là où les Paraguayens avaient pourri le match en multipliant coups et provocations, les Lions de l’Atlas ont été des adversaires élégants et vaillants, à l’image de leur portier Yassine Bounou, dont la résistance a nourri l’inquiétude en France, tout en forçant le respect.
Il a longtemps maintenu le Maroc à flot, en détournant même un penalty trop mou du capitaine des Bleus, mais il a cédé en quelques minutes face au stratosphérique duo Mbappé/Dembélé.
D’une frappe lumineuse, le premier a permis à l’heure de jeu à tout un pays de respirer, rejoignant au passage avec cette huitième réalisation Leo Messi en tête du classement des buteurs.
Puis c’est le Ballon d’Or qui s’est chargé de mettre définitivement hors course un Maroc trop limité qui ne rééditera pas l’exploit d’atteindre les demies, comme en 2022.
La Norvège ayant en poule aligné son équipe B, c’était jeudi le premier vrai tests des Bleus face à un « gros », et ils l’ont parfaitement réussi. S’ils valident leur objectif minimal -la demi-finale- les hommes de Didier Deschamps ne s’en contenteront pas, après deux finales de suite en 2018 et 2022.
« Les équipes fortes sont celles qui gagnent et pour l’instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi », a rétorqué Mbappé en conférence de presse. « C’est toujours bien d’aller en demi-finales. C’est une étape importante pour nous en tant que groupe. »
La prochaine « étape » sera passionnante. Ce sera soit face aux Diables rouges, dans un remake de la demi-finale de 2018 que les Belges regrettent encore d’avoir perdue. Soit face à la Roja, dans un remake de la demi-finale du dernier Euro où les Espagnols, déjà, semblaient injouables.
Une favorite et une improbable
Et c’est dans une des plus belles enceintes du Mondial – le SoFi de Los Angeles – que se jouera vendredi midi (19h) ce duel entre l’équipe la plus impressionnante de maîtrise depuis le début du Mondial, et l’une des plus imprévisibles à ce stade.
Championne d’Europe, la Roja semble être redevenue ce qu’elle était au tournant des années 2010: un collectif qui ne perd jamais le ballon. Passé le cafouillage du premier match face au Cap-Vert, et ce nul (0-0) qui n’était sans doute rien de plus qu’un faux pas, l’Espagne a déroulé sans vraiment s’inquiéter, sauf peut-être contre le Portugal, et encore.
Intraitable au milieu et derrière, elle est la seule équipe des quarts à ne pas encore avoir encaissé de but et son gardien de Bilbao Unai Simon n’a vu passer que six tirs cadrés en cinq matches… Devant, elle n’est pas encore éblouissante, sans doute parce que Lamine Yamal n’a pas encore commencé à faire ce qu’il sait faire.
« Offensivement, le meilleur Lamine est à venir », a cependant annoncé jeudi le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente. « Il n’a pas encore atteint ce niveau d’exception auquel nous sommes habitués. »
Bon courage, donc, aux Diables qui avancent cahin-caha dans ce tournoi. Après un discret parcours en poules – deux nuls contre l’Egypte et l’Iran puis un carton contre la faible Nouvelle-Zélande – et un miracle en 16e contre le Sénégal, ils ont réalisé leur match référence en huitième contre les Etats-Unis (4-1).
Mais cette rencontre restera surtout celle où ils ont rétabli une forme de justice face à des Américains qui avaient pu aligner Folarin Balogun, pourtant suspendu, après un coup de téléphone de Donald Trump à son ami Gianni Infantino.
En attendant Haaland, Kane et Messi…
Les deux derniers quarts de finale se tiendront samedi, d’abord à Miami où se tiendra le choc entre la Norvège, tombeuse du Brésil, à l’Angleterre de Harry Kane, terre de naissance du viking Erling Haaland, immense depuis le début du tournoi.
En soirée, l’invitée surprise de ces quarts, la Suisse, défiera l’Argentine qui s’en remet plus que jamais à l’inoxydable Leo Messi.