CINÉMA Né à La Havane, la star hollywoodienne Andy Garcia a dit se réveiller chaque matin en rêvant d’un Cuba «libre de toute répression», alors qu’il a présenté hors compétition son nouveau film, Diamond, avec Vicky Krieps, au festival de Cannes.
«Personne ne veut la guerre, mais la répression absolue et la souffrance du peuple dans ce pays ne sont pas une alternative, ce n’est pas quelque chose à accepter», a déclaré l’acteur et réalisateur, mardi, en marge de la présentation de son deuxième long métrage. Comme dans son précédent film, The Lost City (2005), Andy Garcia tient le haut de l’affiche, qu’il partage cette fois avec l’actrice luxembourgeoise. Le reste de la distribution est elle aussi de premier plan : Bill Murray, Dustin Hoffman, Brendan Fraser…
«Si vous demandez au peuple cubain, pas au gouvernement cubain (…), voudraient-ils que (les États-Unis), la France, n’importe qui, intervienne et les sauve? Vous obtiendriez une unanimité, 90 % des gens diraient : « S’il vous plaît, venez envahir notre pays et débarrassez-nous de ces gens »», a affirmé la star de The Godfather Part III et Ocean’s Eleven. Le président américain, Donald Trump, a durci l’embargo en vigueur depuis 1962 et qui se traduit dans l’île de 9,6 millions d’habitants par une forte inflation, des coupures de courant longues et récurrentes ainsi que par une pénurie persistante de denrées alimentaires et de médicaments.
Andy Garcia, 70 ans, a quitté Cuba enfant et son dernier film est «une lettre d’amour» à sa ville d’adoption, Los Angeles, où il a vécu la majeure partie de sa vie. Ce long métrage, fruit d’un projet mûri pendant 20 ans, suit l’enquête de Joe Diamond, un détective privé porté sur la bouteille, chapeau fedora vissé sur la tête. Prisonnier du passé, il tente d’élucider la mort mystérieuse d’un milliardaire dans le Los Angeles contemporain.