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Parc de la Vallée de l’Attert : les efforts portent leurs fruits


Les nichoirs installés fin 2024 ont trouvé leurs premiers occupants. (Photo : parc naturel de la vallée de l'attert)

Les différents aménagements effectués par le Parc naturel de la Vallée de l’Attert pour enrayer la dégradation des habitats naturels commencent à donner des résultats encourageants pour la biodiversité.

Face à l’urbanisation qui fragmente les milieux naturels, la dégradation des habitats s’accélère et se fait de plus en plus ressentir dans le monde animal. Les populations d’amphibiens, de plus en plus isolées, voient ainsi leurs possibilités de reproduction et de déplacement toujours plus limitées. En parallèle, la sylviculture traditionnelle limite la présence de vieux arbres à cavités. Ces derniers sont pourtant indispensables à l’installation de certains oiseaux, comme les chouettes.

Face à ces constats, le Parc naturel de la Vallée de l’Attert tente d’agir pour restaurer ces habitats et renforcer la biodiversité locale. En décembre 2024, il a par exemple installé une quinzaine de nichoirs destinés aux chouettes hulottes et aux chouettes de Tengmalm. Il a alors fallu s’armer de patience puisque lors de la première année de suivi, aucun d’entre eux n’avait été occupé.

Deux nouvelles nichées de chouettes

Les espèces ciblées peuvent en effet mettre du temps avant de s’approprier ces nouveaux habitats. C’est donc un peu plus tard que les premiers signes encourageants sont apparus. Lors d’un inventaire réalisé début avril, le parc a découvert que plusieurs nichoirs étaient occupés. Deux nichées de chouettes hulottes y ont notamment été observées, accompagnées de leurs oisillons. «D’autres espèces d’oiseaux ont également profité de ces installations, confirmant leur utilité pour pallier le manque de cavités naturelles dans les forêts exploitées», ajoute le parc naturel.

En parallèle, début 2025, une vingtaine de mares forestières ont été créées afin de favoriser la reproduction des amphibiens, un groupe aujourd’hui menacé à l’échelle mondiale. «L’objectif est d’augmenter leur présence en leur offrant des habitats de reproduction adaptés.» Le pari a été gagnant puisque quinze de ces mares présentent déjà une belle diversité biologique. Tritons, grenouilles et crapauds y ont rapidement trouvé refuge, accompagnés de nombreuses espèces d’insectes aquatiques.

«Ces résultats encourageants confirment l’intérêt des aménagements mis en place», se félicite le Parc naturel de la Vallée de l’Attert. Ce dernier va maintenant se lancer dans un suivi des nichoirs, avec le baguage des chouettes adultes et des oisillons, qui permettra de mieux comprendre l’évolution des populations dans les années à venir. Dans le même temps, le développement du réseau de mares sera poursuivi. Il permettra de renforcer durablement les populations de batraciens sur le territoire et plus particulièrement celle du triton crêté.

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