Il n’y a pas que les prix à la pompe qui commencent à inquiéter. La situation dans le détroit d’Ormuz pèse déjà sur nos économies, nos vies quotidiennes. L’inflation a repointé le bout de son nez et elle n’est pas près de diminuer lorsque l’on observe les pseudo-négociations qui n’ont pas lieu entre l’Iran et les États-Unis. Aujourd’hui, on parle dorénavant de risque de pénurie de carburant. Le patron de Total s’est fait sèchement reprendre par la présidence de la République française pour avoir évoqué cette possibilité à l’horizon de l’été. Et ça, c’est uniquement pour nos voitures. Le prix du kérosène a lui aussi flambé ces dernières semaines et des compagnies commencent également à réviser leurs programmes de vols pour ces prochains mois, car le précieux carburant commence à manquer. De mauvais augure pour tous ceux qui veulent partir loin au mois de juillet et au mois d’août! Car la situation ne risque pas de s’améliorer quand on voit avec quelle légèreté le président américain, Donald Trump, qui a lancé les opérations militaires et provoqué ce chaos, considère la situation.
Dans le détroit d’Ormuz, c’est blocus et contre-blocus. Bref, les navires ont toutes les peines du monde à passer avec leur précieuse cargaison. Mais ce sont aussi les installations qu’il faut réparer et il va falloir du temps pour cela… D’autant plus qu’un conflit peut vite reprendre avec son cortège de drones survolant les pays du Golfe, beaucoup moins solides militairement que prévu. L’allié américain a montré qu’il ne pouvait pas tout et aujourd’hui ne sait pas comment gagner la guerre qu’il a vite mise en pause en voyant que les plans ne se déroulaient pas comme escompté. La Maison-Blanche semble aujourd’hui détourner le regard de cet endroit du monde après avoir saccagé un équilibre fragile. Aux autres de se débrouiller et de faire le ménage. Il y a fort à parier que nous passerons un été sous haute tension même si, par miracle, un accord est trouvé dans les prochains jours. Décidément. Après avoir tenté de nous sevrer du gaz et du pétrole russes, nous devons nous résoudre à subir une autre cure de désintoxication forcée. Et cela ne va pas se faire sans douleur.