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Publicité pour le tabac : 14 rappels à la loi en 9 ans


Vendre du tabac oui, en faire la publicité non. (Photo : archives editpress)

La loi anti-tabac interdisant la publicité pour les produits contenant du tabac ou de la nicotine n’est que rarement contournée.

Entrer dans une station-service et tomber sur de grandes publicités vantant les prix du tabac au Luxembourg, c’est le type de situation qui n’a pas manqué d’interpeller Mars Di Bartolomeo. Le député LSAP s’est demandé si des slogans comme «vaut le voyage», associés à des comparaisons de prix avec l’étranger, ne contrevenaient pas à la loi antitabac qui prévoit, hors dérogations, une interdiction générale de publicité pour les produits du tabac et de la nicotine. Il a alors posé la question à Martine Deprez, la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.

Cette dernière lui a répondu ce vendredi. Elle a confirmé que son ministère et la direction de la Santé recevaient «régulièrement des signalements» de la population ou d’associations engagées dans la lutte contre le tabagisme. Ces signalements font alors l’objet d’un suivi, avec «des contrôles sur place» pouvant conduire à «un rappel à la loi», «une mise en demeure», voire «des poursuites pénales» en cas de non-respect de la législation.

Martine Deprez a profité de cette réponse pour rappeler que la publicité pour les produits du tabac est strictement encadrée. Elle est limitée à certains supports dans les points de vente et ne peut ni s’adresser aux mineurs, ni contenir d’arguments liés à la santé, ni suggérer une nocivité réduite.

Sur le plan des sanctions, le bilan reste limité : «Depuis 2017, la direction de la Santé et le ministère ont traité au total 14 cas par un rappel à la loi.» Les situations concernaient essentiellement des promotions commerciales, de la publicité hors des zones autorisées ou encore des actions visant à promouvoir des produits du tabac ou du vapotage.

La ministre a aussi précisé que la police et le parquet pouvaient être informés, même si «ces cas peuvent dans un premier temps être traités de manière administrative». Une loi adoptée en novembre 2025 a par ailleurs élargi les compétences de contrôle : l’administration des Douanes et Accises est appelée à intervenir davantage dans la constatation des infractions.

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