Le régime de Pyongyang a décidé de remettre un peu de pression sur Séoul, qui tente des opérations de désescalade.
La Corée du Nord a tiré des missiles balistiques à courte portée à deux reprises mercredi, selon l’armée sud-coréenne, qui a fait état d’un lancement similaire survenu la veille.
L’armée a dit avoir détecté dans la matinée «plusieurs missiles balistiques non identifiés tirés depuis la région de Wonsan en Corée du Nord, vers la mer de l’Est», en référence au nom coréen de la mer du Japon. Ils ont volé sur environ 240 kilomètres. Plusieurs heures plus tard, elle a annoncé que la Corée du Nord avait tiré un autre missile balistique, en direction de la mer de l’Est, sans donner de détails.
Une heure plus tôt, elle avait rapporté le lancement mardi d’un «projectile non identifié», cette fois depuis la région de Pyongyang, la capitale nord-coréenne. Peu après, les gardes-côtes japonais ont également indiqué qu’«un objet soupçonné d’être un missile balistique a été lancé depuis la Corée du Nord». «Il est conseillé aux navires de rester vigilants dans l’attente de nouvelles informations et, s’ils aperçoivent des débris en chute, de se tenir à distance et de signaler tout renseignement pertinent aux gardes-côtes japonais», ont-ils ajouté.
Ces manœuvres militaires interviennent peu après des excuses de Séoul pour l’envoi de drones civils au Nord en janvier, qui avait provoqué l’ire de Pyongyang. Le Bureau de la sécurité nationale de la Maison Bleue, siège de la présidence sud-coréenne, a tenu une réunion d’urgence après ces lancements, indiquant par ailleurs que, «compte tenu du conflit en cours au Moyen-Orient, les agences concernées ont reçu pour instruction de redoubler de vigilance afin de maintenir un état de préparation optimal».
«Ignorer les tentatives du Sud»
Le Bureau a «exhorté la Corée du Nord à cesser sans délai ses tirs de missiles balistiques, les qualifiant d’actes provocateurs en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies», a-t-il précisé dans un communiqué.
D’après des analystes, ces tirs sont le signe que le pays reclus reste indifférent aux mains tendues de son voisin, même si l’influente sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo-jong, a qualifié de «sage» la décision de Lee Jae Myung d’exprimer des regrets. Le président sud-coréen cherche à réchauffer les liens bilatéraux depuis son élection en juin, tranchant avec la ligne dure de son prédécesseur conservateur.