L’abstention du Luxembourg lors du vote d’une résolution de l’ONU sur l’esclavage a suscité des réactions alors que le texte, soutenu notamment par le Ghana, qualifie la traite transatlantique de «crime le plus grave contre l’humanité».
Adoptée par une large majorité, la résolution vise aussi à encourager des excuses et des réparations pour les descendants des victimes.
Comme l’ensemble des États membres de l’Union européenne, le Luxembourg a choisi de s’abstenir. Une position qui a alimenté la controverse, certains y voyant un manque d’engagement sur une question historique majeure.
Face aux critiques, le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères a tenu à préciser sa position, en réponse à des questions de nos confrères de L’Essentiel. Il souligne ainsi que le pays «condamne fermement l’esclavage et ses conséquences», mais justifie son abstention par des «réserves» sur le texte.
Selon le ministère, «le Luxembourg condamne sans équivoque l’esclavage et la traite transatlantique», tout en estimant que la résolution pose problème «dans sa formulation».
Le gouvernement explique notamment que qualifier un crime de «plus grave» peut «mettre en concurrence des tragédies historiques». Il insiste aussi sur la nécessité de «préserver un consensus international» sur ces questions sensibles.
S.W. avec AFP