[Affaire] Le sélectionneur national dames, démis de ses fonctions la semaine passée pour «comportements inappropriés», pourrait-il poursuivre la fédération?
Le communiqué ne dit pas si l’ancien sélectionneur envisage des poursuites envers son ancien employeur, qui a justifié son limogeage pour une série de SMS collectés par la capitaine de l’équipe, Laura Miller (et présentée à la patronne du foot féminin, Carine Nardecchia), dont la portée avait été jugée suffisamment grave pour nécessiter une action rapide. Mais il le laisse sous-entendre. D’autant que le retentissement de l’affaire a mis Dan Santos sous la lumière la plus crue. Ce qui a déclenché une vague de remise en cause des liens ayant cours entre joueuses et entraîneurs dans tout le football féminin luxembourgeois.
En tout cas, Santos a confié ses intérêts à deux avocats. Et que la suite pourrait maintenir la fédération sous pression, elle qui doit lui trouver de toute urgence un successeur avant que n’arrivent les matches d’avril contre Israël, si tant est que ceux-ci se jouent, guerre au Moyen-Orient oblige, tout autant que la volonté des politiciens suisses de forcer l’UEFA à bouter l’État hébreu hors de ses compétitions.
Ce communiqué, le voici, in extenso. L’ancien coach de Belvaux, Beggen et du RM Hamm Benfica y dévoile simplement sa certitude qu’il a de n’avoir pas été «jugé» équitablement par le conseil d’administration de la FLF et qu’il conteste autant la façon dont on a procédé à sa mise en accusation que les résultats qui en ont découlé. Contractuellement mais aussi socialement. L’affaire, semble-t-il, commence à peine…
À noter que les avocats du technicien ont indiqué qu’à ce stade, aucun autre commentaire supplémentaire ne serait fait.
«À la suite du communiqué publié par la FLF, relatif à la résiliation de mon contrat d’entraîneur de la sélection nationale féminine, je souhaite apporter les précisions suivantes.
Je conteste formellement la résiliation de mon contrat, ainsi que les faits qui me sont reprochés.
Je regrette que des accusations d’une telle gravité aient été rendues publiques sans qu’un examen complet, équilibré et contradictoire ait été mené, ce qui m’aurait permis de me défendre de manière adéquate avant toute résiliation.
Durant l’ensemble de mes fonctions, j’ai mené ma mission avec engagement, intégrité et dans le respect des valeurs su sport et de ses acteurs, en contribuant activement au développement du football féminin au Luxembourg.
Au regard de la gravité de la situation, j’ai confié la défense de mes intérêts à Maître François Prum et à Maître Alexeji Nickels, afin d’assurer la protection de mes droits et d’envisager les suites appropriées.
Je demeure profondément attaché au football, tant pour ce qu’il m’a apporté que pour les valeurs qu’il incarne, et je souhaite que cette situation soit traitée avec le sérieux, la responsabilité et le respect qu’elle requiert, dans la préservation de ma vie privée et de ma dignité, Dan Santos»