Interpellée ce mercredi à la Chambre des députés, la ministre des Sports, Martine Hansen, a pris position sur le licenciement pour faute grave de l’entraîneur de l’équipe nationale féminine de football.
Une édition du Quotidien à la main, Taina Bofferding (LSAP) a mis en avant le fait que le président de la FLF, Paul Philipp, et son secrétaire général, Joël Wolff, étaient apparemment depuis 2023 au courant de messages inappropriés à plusieurs joueuses. «Il est trop simple de clamer qu’ils ne pouvaient pas agir en raison d’un manque de preuves. Il est aussi trop simpliste de dire que l’affaires est close. Personne ne demande comment vont les joueuses concernées», déplore la députée.
La ministre Martine Hansen a regretté que le sujet des comportements inappropriés en lien avec le sport revienne sur le devant de l’actualité. «J’ai pris connaissance de l’affaire par voie de presse, mais j’ai aussi eu un bref entretien avec le président de la fédération», informe-t-elle. «Je salue le fait que la FLF a réagi sans délai, ceci dans l’intérêt des joueuses», renchérit la ministre.
L’intégrité dans le sport promue
Tout comme sa consœur socialiste, Mandy Minella (DP) a en outre voulu savoir où en étaient les travaux pour développer, de concert avec les fédérations et le COSL, une politique d’intégrité reposant notamment sur l’éthique et le «safeguarding», un dispositif de protection et de prévention.
A priori, la nouvelle Association luxembourgeoise pour l’intégrité dans le sport (ALIS) sera opérationnelle début avril. L’instance viendra prendre la succession de l’Association pour la lutte contre le dopage (ALAD).
Une charte éthique, qui sera à respecter par les fédérations et les clubs, notamment pour toucher des subsides de l’État, est aussi en cours de finalisation. Elle sera présentée à la presse ce jeudi.