Patrizia Van der Weken a pulvérisé son record national du 60 m, ce dimanche soir à Torun. En 7″01, elle améliore de 5 centièmes sa précédente marque qui datait des championnats d’Europe d’Apeldoorn, l’an passé.
Il y a deux semaines, à Metz, Arnaud Starck disait à propos de Patrizia Van der Weken, qui venait de battre son season best en 7″08 : «7″08, c’est du très haut niveau. On se rapproche d’un podium aux championnats d’Europe ou du monde.» Et le technicien d’ajouter : «Les trente premiers mètres peuvent être encore améliorés. On se dit qu’un chrono sous les 7″05 est quand même possible.» Il restait alors deux compétitions à la triple sportive de l’année pour faire mieux. Et battre ainsi son record national (7″06, signé à deux reprises lors des championnats d’Europe d’Apeldoorn, l’an passé).
Bien sûr, les championnats nationaux, dans une semaine, ne devraient pas lui fournir un terrain suffisamment solide point de vue concurrence pour se surpasser. En revanche, le traditionnel rendez-vous Copernicus de Torun, là-même où se tiendront les championnats du monde, dans exactement un mois, pouvait lui fournir l’adversité nécessaire pour briller. Parmi les filles face à elles, l’Italienne Zaynab Dosso, championne d’Europe, la Britannique Amy Hunt ou encore la Polonaise Ewa Swoboda. Bref, du très lourd.
«7″01, c’est vraiment très rapide!»
En série, Patrizia Van der Weken déroule et s’impose en 7″14, devant Swoboda. En finale, malgré un faux départ dans la course, la protégée d’Arnaud Starck vient mourir tout près de la fusée transalpine Zaynab Dosso, qui s’impose en 6″99, meilleure performance mondiale de l’année égalée avec Julien Alfred. De son côté, Patrizia Van der Weken frappe un très grand coup avec un chrono hallucinant de 7″01. Là voilà désormais détentrice du troisième meilleur chrono de la saison.
Au micro des organisateurs, elle confiait son immense satisfaction : «7″01 c’est vraiment très rapide. Je savais que j’avais ça dans les jambes mais je ne m’attendais pas à être aussi proche des 7″. Le faux départ, ça fait partie du jeu. L’ambiance ici est super, notamment quand il y a des superstars polonaises au départ. Je pense que je peux encore aller plus vite. J’attends les Mondiaux avec impatience, maintenant.» Des championnats du monde sur lesquelles Patrizia Van der Weken va se présenter en pleine confiance!