Les représentants syndicaux préviennent qu’ils s’opposent à la délocalisation d’une partie, même petite, de l’activité.
Les salariés de l’usine Pierburg à Basse-Ham près de Thionville craignent pour la fermeture du site qui emploie 246 salariés. Ils savent depuis plusieurs semaines que le groupe allemand Rheinmetall a mis en vente la branche automobile à laquelle ils sont rattachés. L’inquiétude se transforme en colère suite à la tenue du dernier Comité social et économique de l’entreprise mardi. Le syndicat Unsa n’a visiblement pas obtenu les réponses qu’il attendait. Il a publié un tract dans la foulée. «La riposte est en cours avec la dépose d’un préavis de grève si les négociations ne commencent pas avant la fin du mois de février», annonce-t-il.
Les représentants syndicaux préviennent qu’ils s’opposent à la délocalisation d’une partie, même petite, de l’activité. Ils dénoncent «l’omerta» du groupe autour de la vente de la branche auto et de leur avenir. Ils exigent désormais une réunion avec les représentants des ressources humaines concernés du groupe Rheinmetall, «afin de négocier un accord collectif de transition qui nous apportera des garanties sur le maintien de tous les emplois et de l’activité sur une période déterminée, après la reprise par un nouvel investisseur», résume Loïc Foulfoin, secrétaire du CSE et élu au comité central d’entreprise sous l’étiquette UNSA.