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Suspension du Dr Wilmes : la procédure suit le cadre légal, rappelle le ministère de la Santé


Le prolongement ou non de la suspension du Dr Wilmes est entre les mains de trois experts. (Photo : archives lq/fabrizio pizzolante)

Alors que la suspension provisoire du Dr Wilmes continue de défrayer la chronique, le ministère de la Santé a tenu à rappeler que la procédure qui le concerne est strictement encadrée par la loi.

Soupçonné d’avoir pratiqué des opérations non nécessaires sur des patients, le Dr Philippe Wilmes a été suspendu en janvier par la ministre de la Santé, Martine Deprez. S’il peut encore recevoir en consultation, il n’est plus autorisé à opérer et ce jusqu’au 22 avril. L’intéressé, qui récuse ces accusations depuis le début de l’affaire, avait demandé au tribunal administratif d’annuler cette suspension. Débouté, le Dr Wilmes doit maintenant attendre les conclusions d’un groupe de trois experts qui pourraient ou non décréter la prolongation de son exclusion.

Mais le dossier, largement relayé par les médias ces dernières semaines, a dépassé le simple cadre médical pour devenir une affaire nationale dans laquelle toutes les parties se renvoient la balle. À la suite d’articles parus dans la presse concernant la procédure en cours, le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale a tenu à apporter quelques précisions. «La procédure est strictement encadrée par l’article 16 de la loi modifiée du 29 avril 1983 concernant l’exercice des professions de médecin, de médecin-dentiste et de médecin-vétérinaire, rappelle l’exécutif. Conformément à ce texte, la désignation de l’expert ne relève pas de la ministre, mais du directeur de la Santé. Les modalités de désignation des experts définies dans la loi garantissent le respect de l’équilibre entre les parties dans la procédure.»

Rechercher «la vérité médicale pleine et entière»

Le ministère rappelle que les experts doivent accomplir leur mission en toute indépendance. «Dans le cadre de telles procédures, seule l’existence d’un lien personnel ou professionnel de nature à compromettre objectivement l’impartialité est susceptible de constituer un conflit d’intérêts.» L’expert désigné par le directeur de la Santé, contesté par le Dr Wilmes pour ses liens avec ses délateurs, remplit «incontestablement» ce critère d’impartialité, affirme le ministère. «L’expert a confirmé qu’il n’existe aucun lien professionnel ou personnel avec un quelconque intervenant à la procédure administrative, ni avec l’un des médecins ayant signalé l’affaire au Collège médical.» Le fait que deux médecins – l’expert choisi par le directeur de la Santé et l’un des médecins auprès du CHL – ont contribué à un même article publié il y dix ans ne peut être considéré comme une raison suffisante de douter de son indépendance.

«La mission d’expertise porte exclusivement sur les faits ayant motivé la décision administrative. Ces éléments ne se limitent pas à des faits susceptibles d’être qualifiés de délits pénaux, comme le prétend à tort la défense du médecin.» Le ministère de la Santé rappelle que son rôle est de veiller à la sécurité et à la santé des patients. «Il appartiendra aux experts, en toute autonomie, d’examiner les éléments médicaux et de rendre leurs conclusions, sur la base desquelles la décision définitive sera prise.» Pour les services de Martine Deprez, cette décision ne doit avoir comme seul but que «la vérité médicale pleine et entière», tant dans l’intérêt du médecin incriminé que de la santé publique.

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