Un voleur de tableaux réussit son coup qu’à moitié avant de s’enfuir dans une échappée sauvage et existentielle : Kelly Reichardt livre l’anti-film de casse avec The Mastermind.
Kelly Reichardt est autant cinéaste qu’anthropologue, une fine observatrice des mécanismes qui conditionnent ses personnages, des failles, des complexités et des contradictions qui les rendent humains. Et les regarde avec les yeux et le cœur, là où d’autres plus calculateurs regardent avec leur cerveau. À l’image de James Blaine «J. B.» Mooney, que la réalisatrice nous présente dans une scène d’ouverture bluffante. Le temps d’une visite au musée, au rythme des tableaux qui se succèdent sur les murs, et alors que le silence de rigueur est (volontairement) brisé par l’histoire d’un gamin déclamée à voix haute, il dévoile progressivement ses différentes facettes : d’abord un authentique passionné d’art, à n’en pas douter, mais on le découvre ...
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