À Bockholtz, à la Saint-Valentin, on ne fête pas les amoureux. Les habitants y célèbrent une vente aux enchères de viande : la Kënnbakesteeën, une tradition qui remonte à 1740.
Chaque année, à l’approche de la Saint-Valentin, la même question revient : comment être original? Dîner aux chandelles, fleurs et chocolats… Peu de chances de surprendre.
Pour une originalité assurée, rendez-vous à Bockholtz, où la fête des amoureux se vit autrement : avec la Kënnbakesteeën, les habitants mettent en scène une tradition ancestrale qu’est la vente à la criée de bajoues de porc en toute convivialité.
Pourquoi à la Saint-Valentin, vous demandez-vous? À l’époque, les habitants dépendaient directement de l’élevage. «Tout le monde était agriculteur et avait des cochons. S’ils mouraient, on n’avait pas de viande, donc pas de nourriture», explique Aly Weicherding, qui participe depuis 1993 à la tradition.
Face à ces difficultés, les habitants se tournaient vers la religion. Contrairement à l’image moderne, «ici, la Saint-Valentin n’évoque pas les amoureux : il est le saint patron des fermiers», ...
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