[BGL Ligue, 17e journée] Progrès, Swift, voilà deux équipes qui n’ont plus gagné en championnat depuis des mois.
Voilà un vrai match de ventre mou. Un ventre avec de la brioche, même. Puisqu’il réunit deux clubs sur une pente savonneuse. Le Progrès sort d’un modeste 2 points pris sur 18 possibles en championnat et le Swift, lui, peut revendiquer un 2 sur 15.
Si bien que les très rares spectateurs désireux de braver le froid pour voir ça sont tenaillés par une question qui fait peur : est-ce que Niederkorn peut tomber encore plus bas et s’éloigner un peu plus des places européennes auxquelles il ne peut de toute façon plus croire depuis longtemps; ou est-ce au contraire Hesperange qui va encore se rapprocher un peu plus du grupetto des barragistes en puissance?
Dans une rencontre sans grand intérêt, avec un staff médical local qui voit encore un peu plus l’infirmerie se remplir (Natami est rentré très tôt aux vestiaires, touché au bas du dos), le Progrès a touché un peu plus le fond quand Guett-Guett a tenté d’adresser une passe interceptée par Herbin à l’entrée de la surface, en position de dernier défenseur. Kaloga, servi sur un plateau, n’a eu qu’à ajuster Margato (0-1, 29e).
Skenderovic, la boulette n° 2
Face à un Swift très bas, compact, costaud dans les duels, toutes les conditions sont alors réunies pour se replonger dans une crise profonde. Et à la pause, tant le résultat que la manière sont de ceux qui peuvent déclencher une envie de changement dans un club qui garde un peu d’ambition et doit tout miser sur la Coupe pour ne pas sortir de sa saison les mains vides.
Mais le retour des vestiaires est dense. Il faut nettoyer les lignes face à une neige trop insistante, alors que Skenderovic s’est à son tour planté dans sa couverture de balle, laissant Corral servir Baradji pour une égalisation au premier poteau (1-1, 53e).
Derrière, Guett-Guett, déjà bon jusqu’à sa bévue, devient exceptionnel pour museler Kaloga et, sorti d’un pointu de Bouazzati directement dans les gants de Margato, on ne verra presque plus le Swift devant le but niederkornois, à part un deuxième but annulé pour un hors-jeu de Kaloga (85e). Mais l’inverse non plus et Baradji, de façon acrobatique, mettra loin au-dessus, un centre compliqué de Hend (80e). Puis Avdusinovic rasera la lucarne de l’entrée de la surface sur un corner mal dégagé (90+3). Voilà deux clubs pour lesquels c’était compliqué et pour lesquels cela reste compliqué.
«C’est un peu dur moralement»
Salem El Foukhari (coach du Swift) : «On a bien su exécuter notre plan de jeu en première période, mais on a une mauvaise entame et on devient malheureusement coutumier du fait, parce que c’est comme à Strassen (NDLR : le week-end passé, 3-0). Mais c’est jeune, donc ça fait des erreurs de jeunes… Mais on ne lâche rien, on bosse et il faut relever qu’on y a mis la manière dans les sorties de balle. Cela les a mis en difficulté. Aujourd’hui, je suis un peu frustré.»
Alex Guett-Guett (Progrès) : «On prend un but sur une erreur de ma part et c’est dommage, parce qu’on était bien dedans. On a su revenir et on a poussé pour l’emporter, mais désormais ça remonte à longtemps, notre dernier succès. C’est un peu dur moralement»