Le Tribunal administratif a rejeté la demande du médecin visant à lever la suspension partielle décidée par la ministre de la Santé. Le spécialiste en orthopédie est soupçonné d’avoir mené des opérations non nécessaires.
Le juge en charge de la procédure en référé confirme la «mesure d’urgence, provisoire et conservatoire, (…) afin de protéger la santé et la sécurité des patients en cas de risque imminent». Il est précisé que la suspension est «strictement limitée dans le temps et ne revêt aucun caractère disciplinaire ou définitif».
Le magistrat n’a également pas retenu les préjudices financier et réputationnel invoqués par la défense du médecin.
Dans un communiqué, Me François Prum, le conseil du Dr Philippe Wilmes, affirme prendre acte de la décision du tribunal de ne pas lever la suspension ministérielle. Le recours sur le fond reste de mise – une procédure qui risque toutefois de durer de longs mois. Le juge devra se prononcer sur la validité de la procédure et le bien-fondé de la décision prise par la ministre Martine Deprez.
Le médecin spécialisé en orthopédie restera provisoirement suspendu jusqu’au 22 avril. Il peut accueillir des patients en consultation, mais n’est pas habilité à effectuer des opérations.
Il reviendra à un groupe d’experts désignés par le ministère et la défense de déterminer si un reproche médical pourra être retenu contre le Dr Wilmes. Ce dernier continue à clamer «n’avoir jamais procédé à une intervention chirurgicale médicalement non indiquée».
«Une fois déchargé de lourdes accusations proférées à son encontre, il est fermement décidé à engager la responsabilité de ceux qui ont concouru à son dommage important», annonce d’ores et déjà Me Prum.