D’après le Parti pirate, un jeune garçon allergique aux cacahuètes et au soja n’aurait rien reçu à manger depuis le début de l’année dans une maison relais de Kayl. La commune a tenu à donner sa version des faits.
Dans un communiqué ainsi qu’à la Chambre, le Parti pirate s’est indigné de la situation d’un garçon de 11 ans privé de repas à midi dans la maison relais qui l’accueille, à Kayl. La situation, due à ses allergies aux cacahuètes et au soja, durerait depuis le début de l’année. Face aux interrogations des parents, la maison relais leur aurait simplement conseillé de préparer eux-mêmes les repas pour éviter tout problème, une réponse qui a choqué les pirates.
Face à la polémique, la commune de Kayl a tenu à apporter des précisions. «Tout d’abord, il est inexact d’affirmer que l’enfant concerné n’a rien reçu à manger depuis un mois. Lors de la première présence, il ne disposait pas de repas apporté de la maison; les éducateurs ont alors immédiatement préparé quelque chose à manger afin qu’il puisse prendre son repas. Lors des autres présences, l’enfant avait un plat préparé à domicile.»
Deux solutions proposées
La commune reconnaît que leur nouveau fournisseur, chargé de la préparation et la livraison des repas, ne peut garantir «l’absence totale de contamination croisée» avec les allergènes concernés. «Pour cette raison, il ne peut pas préparer directement les plats correspondants. Il a toutefois proposé une alternative consistant en un plat préparé par un sous-traitant spécialisé.» Dans le cadre de ce Plan d’accueil individualisé (PAI) avec éviction stricte de certains aliments, la commune rappelle que la maison relais a proposé deux solutions aux parents : un plat spécialement préparé par un sous-traitant ou un plat préparé à domicile et apporté par l’enfant. «À la suite de recommandations, les responsables de la maison relais, en concertation avec les parents, ont convenu que, dans ce cas précis, l’enfant apporterait un repas préparé à la maison.»
Les équipes restent néanmoins en contact régulier avec les parents afin s’adapter au mieux pour ne pas mettre en danger la santé du jeune garçon. «Nous regrettons que des informations incomplètes ou inexactes aient été relayées publiquement sans concertation préalable. Nous n’apprécions pas que des agents municipaux soient ainsi discrédités publiquement dans un débat politique sans qu’une solution ait d’abord été recherchée en interne, lance la commune de Kayl. Nos agents accomplissent leur mission avec professionnalisme et engagement, dans le respect des procédures et des recommandations des autorités compétentes.»