Née juste à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Association des anciens combattants, soldats de la guerre de Corée et les soldats de la paix luxembourgeoise (AACSPL) livre un combat pour faire reconnaître le statut de vétéran.
Quand ils ne sont pas présents à une commémoration, hissant leur drapeau aux deux C entrelacés, les membres de l'association d'anciens combattants AACSPL se retrouvent dans leurs locaux rue de Rollingergrund à Luxembourg. Là, chaque vendredi, autour d'un café ou d'une bière, ils évoquent le passé, mais aussi leurs missions actuelles. Parmi elles figurent celle d'aider au mieux les soldats souffrant de stress post-traumatique (lire encadré), mais aussi, depuis quelques années, celle d'élaborer un statut de vétéran honorifique.
Derrière le débat apparemment symbolique de ce statut se cache en réalité un enjeu juridique précis : la reconnaissance à long terme des blessures psychiques liées aux missions militaires. L’association ne réclame pas, à l’origine, des primes ni des avantages matériels. Elle demande d’abord une reconnaissance officielle du service rendu, et surtout une base légale claire permettant d’éviter les situations actuellement problématiques.
Parmi ces situations, celle du traumatisme différé. Le trouble post-traumatique ne se manifeste pas toujours immédiatement, explique Thierry Kintziger, le président de l'AACSPL. Il peut apparaître dix, vingt ou trente ans après une mission. Or dans le système actuel, les accidents de travail doivent être déclarés dans un délai limité. Lorsque les symptômes surgissent tardivement, la prise en charge ...
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