Face aux rumeurs d’un scrutin au printemps, Kiev réaffirme qu’aucune élection ni référendum ne pourra se tenir tant que la situation sécuritaire ne le permettra pas.
L’Ukraine n’organisera des élections que lorsque la situation sécuritaire le permettra, a déclaré mercredi un haut responsable ukrainien, qui réagissait à une publication du journal américain Financial Times selon laquelle Kiev, sous pression américaine, envisage d’organiser un scrutin présidentiel.
«Les élections doivent avoir lieu dès que possible, mais pas avant que la situation sécuritaire le permette», a indiqué ce responsable sous le couvert de l’anonymat. Quant au référendum avancé par l’article sur un potentiel accord de paix avec la Russie avant la mi-mai, le responsable précise que, «pour l’instant, la terreur russe se poursuit et rien n’indique que la Russie soit intéressée à mettre fin à la guerre».
Un important député du parti présidentiel a de son côté déclaré mercredi que le consensus politique était que «ni référendum ni élections ne peuvent être organisés sous la loi martiale», instaurée depuis le début, il y a quatre ans, de l’invasion russe.
«L’idée d’organiser un référendum pour permettre au peuple d’exprimer son avis sur un possible accord de paix n’est pas nouvelle» et a été abordée lors de récentes négociations avec les Russes et les Américains à Abou Dabi, a-t-il détaillé. Côté ukrainien, ce projet est notamment soutenu par l’un des négociateurs, le chef du groupe parlementaire du parti présidentiel David Arakhamia, a ajouté le député. «Mais évoquer des dates n’est pas seulement prématuré – c’est de la pure fantaisie», a lancé ce dernier.