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Plus de 700 000 hectolitres d’alcool sont vendus au Luxembourg


Malgré une consommation toujours très forte, le Luxembourg boit de moins en moins d'alcool. (Photo d'illustration : vincent lescaut)

Alors que le Dry January vient de se terminer, la ministre de la Santé Martine Deprez a dévoilé quelques chiffres sur la vente et la consommation d’alcool au Luxembourg.

Pour la première fois, le Grand-Duché s’est associé au Dry January, cette initiative qui consiste à ne pas boire d’alcool durant tout le mois de janvier. La prévention de l’alcoolisme faisant partie des priorités en termes de santé publique, le gouvernement a choisi cette campagne pour renforcer la prévention autour de la consommation d’alcool. Dans une question parlementaire, Alexandra Schoos (ADR) a voulu en savoir plus sur le coût et le nombre de participants à l’opération ainsi que sur les ventes et la consommation d’alcool au Grand-Duché.

D’après les chiffres du ministère, près de 300 personnes se sont inscrites sur dryjanuary.lu tandis que 1 670 ont téléchargé l’application et ont été des utilisateurs actifs. L’opération aura coûté au total un peu plus de 33 000 euros à l’Etat dont environ 31 000 euros pris en charge par la Direction de la santé pour l’achat de la licence Dry January et la mise à disposition de l’application. «La Fondation Cancer a financé la création des visuels pour la page Facebook (483,21 € versés à une graphiste). précise la ministre. Le Centre national de prévention des addictions (CNAPA) a pris en charge le sponsoring des publications sur les réseaux sociaux : 1 480 €».

Une consommation très importante

Pour le gouvernement, un défi collectif comme le Dry January avait plus de chances de succès que les opérations de prévention habituelles. «Les campagnes de renoncement temporaire à l’alcool constituent des initiatives prometteuses pour favoriser des changements de comportement et améliorer la santé globale», rappelle Martine Deprez dans sa réponse. Pour rappel, d’après la Direction de la santé, le Grand-Duché avait en 2019 la deuxième plus haute fréquence de consommation hebdomadaire (43,1%) d’Europe, après les Pays-Bas (47,1%), «Au Luxembourg, l’alcool contribue à une mortalité plus élevée ; des études scientifiques montrent que l’alcool constitue la troisième cause évitable la plus importante», complète la ministre.

En parallèle, les chiffres de vente d’alcool donnent le tournis. En 2024, plus de 700 000 hectolitres d’alcool ont été vendus dans le pays. Si la bière arrive en première position avec 431 000 hectolitres, le vin n’est pas en reste avec 229 000 hectolitres. Les spiritueux représentent quant à eux une plus faible part avec 67 000 hectolitres. S’il est plus difficile d’estimer la consommation réelle, aucune enquête ne collectant ces données, des estimations peuvent toutefois être réalisées. D’après le ministère de la Santé, 170 000 hectolitres de vins ont été consommés en 2024/2025. La bière arrive évidemment en tête avec 333 000 hectolitres tandis que les spiritueux ferment la marche avec 47 937 hectolitres.

Ces chiffres sont néanmoins en baisse d’années en années. En 2022, plus de 815 000 hectolitres (263 000 pour le vin, 492 000 pour la bière et 60 000 pour les spiritueux) ont été vendus au Luxembourg, soit 115 000 hectolitres de plus qu’aujourd’hui. La consommation a également reculé puisqu’elle était de plus de 627 000 hectolitres en 2022 contre 550 000 en 2024. Les différentes campagnes semblent donc porter leur fruit et si l’impact du Dry January ne peut pas encore être mesuré, l’opération a de fortes chances d’être reconduite en 2027.

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