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[Cinéma] «Le Chant des forêts» : nature enchanteresse


Photo : vincent munier

Il aurait des effets «thérapeutiques» sur les spectateurs : Le Chant des forêts, ode à la vie sauvage, cartonne en France. 

Succès inattendu du début d’année, le film de Vincent Munier Le Chant des forêts sur la vie sauvage dans une forêt des Vosges et la transmission familiale a dépassé le million d’entrées, «un cas exceptionnellement rare» pour un documentaire, a salué son producteur. «J’ai ressenti que ce film agissait comme un baume», a confié Pierre-Emmanuel Fleurantin, y voyant un «phénomène». Sorti le 17 décembre en France (et depuis mercredi au Luxembourg), Le Chant des forêts a franchi la barre du million d’entrées. En septième semaine d’exploitation, il attire toujours 70 000 spectateurs hebdomadaires, soit une baisse de 14 % d’une semaine sur l’autre, ce qui reste «exceptionnel».

Plus gros succès pour un documentaire en France depuis Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent, qui avait lui aussi dépassé le million d’entrées en 2015 (mais en cinq mois), le film est toujours projeté dans plus de 500 salles françaises. Selon son distributeur Haut et Court, il pourrait finir son exploitation en salles avec 1,4 à 1,5 million d’entrées grâce au début des vacances scolaires. Pour ce film, le réalisateur de La Panthère des neiges a posé sa caméra chez lui, dans la forêt des Vosges, sur les traces du plus gros gallinacé d’Europe, le grand tétras, disparu de ce massif en raison du changement climatique.

Moments contemplatifs

L’animal est le totem du père de Vincent Munier, naturaliste, qui a passé des centaines de nuits à son affût pour l’observer et a transmis son amour de la vie sauvage à son fils. Une passion que tous deux s’attachent désormais à transmettre au fils du réalisateur, âgé de 12 ans. Ponctué de longs moments contemplatifs de la forêt plongée dans la brume, ce long-métrage a «un effet thérapeutique», veut croire Pierre-Emmanuel Fleurantin. Ce film «prend le temps de l’homme, du naturel, du sauvage».

Le producteur ne s’attendait pas à ce que le film dépasse largement le nombre d’entrées de La Panthère des neiges, adaptation du récit de Sylvain Tesson sur cet «animal fantasmagorique» habitant les cimes du Tibet, couronné en 2022 du César du meilleur documentaire. Selon Pierre-Emmanuel Fleurantin, Vincent Munier, «déjà reparti à l’affût au lynx dans le Jura, se réjouit qu’il y ait vraiment un intérêt des gens pour la protection de la nature». Le film est nommé pour le César du meilleur documentaire et du meilleur son.

Le Chant des forêts, de Vincent Munier.
Actuellement en salles.

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