L’événement Metz a lancé ce jeudi 5 février la saison de l’Ukraine en France, sous haut patronage des présidents Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky.
«Explorer l’Ukraine, comprendre l’Europe qui vient» : Metz a lancé ce jeudi 5 février la saison de l’Ukraine en France, sous haut patronage des présidents Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky.
L’événement a une ampleur nationale : Metz fait partie d’un réseau d’une dizaine de métropoles françaises qui participent au projet. Chaque ville propose un programme. Celui de Metz, dévoilé depuis le Centre Pompidou par les étudiants ukrainiens de l’IAE (management supérieur), est particulièrement dense. Soirée littéraire, cinématographique, concerts, expositions, danse : le panel est très varié. Retenons notamment la soirée du 25 février à l’Arsenal avec l’orchestre de Tchernivtsi, ville jumelée avec Metz.
Metz répond présent
Dans un vibrant discours, le maire de Metz, François Grosdidier, a rappelé que la capitale de la Moselle avait été présente «dès le début pour l’Ukraine (NDLR : accueil massif de réfugiés, création d’un parcours universitaire diplômant, envois de générateurs et d’ambulances, etc.). Nous portons dans notre chair ce que signifie une annexion. Par deux fois, on a voulu nous (Metz) imposer une loyauté forcée (…) Il existe entre Metz et l’Ukraine une fraternité profonde. Ce qui est attaqué, ce n’est pas qu’un État, c’est une conception du droit et de la liberté. Nous avions choisi l’Europe pour ne plus avoir la guerre. Vous avez la guerre car vous avez choisi l’Europe (…) L’hymne ukrainien m’émeut profondément, jusqu’aux larmes, pas seulement parce qu’il est beau, mais pour le courage qu’il nous inspire.»
La Messine Violeta Moskalu, présidente de l’association d’échanges Lorraine-Ukraine, a rappelé que l’hiver était tragique en Ukraine, avec des coupures d’électricité et de chauffage «alors qu’il fait -20 degrés dehors… c’est terrible, c’est comme affamer un peuple mais par le froid». Dans ce contexte terrible, François Grosdidier a estimé que la culture «n’était pas un luxe réservé aux temps paisibles, c’est une force de résistance et de reconstruction. Écrire, danser, jouer, c’est refuser l’effacement».
Programme complet ici.