Pour la première fois depuis les allégations d'abus et de harcèlement, la communauté universitaire réagit. Un professeur prend la parole publiquement, tandis qu'un groupe de soutien se forme.
Alors que la crainte de représailles ou de sanctions pousse les nombreux témoins et victimes à s'exprimer sous le sceau de l'anonymat depuis le début de cette affaire en septembre dernier, un professeur a décidé de briser le silence, dans un long message posté jeudi sur son compte LinkedIn. Il s'agit de Benoît Majerus, professeur d'histoire européenne au Luxembourg Centre for Contemporary and Digital History (C²DH), exerçant à l'université depuis 15 ans. Pour lui, la ligne de défense adoptée ces derniers mois par le recteur Jens Kreisel et la direction, qualifiant les personnes victimes de «frustrées», tout en les accusant de ternir la réputation de l'établissement, est inacceptable. «Aucun ...Cet article est réservé aux abonnés.
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