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Fraudes en ligne : pour l’ULC, la «responsabilité ne doit pas être rejetée sur les consommateurs»


L’ULC appelle à une refonte de l’architecture de la sécurité numérique. (Photo : illustration/fabrizio pizzolante)

L’Union luxembourgeoise des consommateurs refuse que la sécurité numérique repose sur la seule vigilance des particuliers.

L’ULC réclame des règles claires en matière de responsabilité numérique. Dans un communiqué publié ce mercredi, l’Union luxembourgeoise des consommateurs est revenue sur les propos de Serge Allegrezza, président démissionnaire du conseil d’administration de LuxTrust. Interrogé sur les ondes de RTL, il avait déclaré qu’il ne cliquait plus «sur aucun lien numérique, même si cela provient de LuxTrust».

Une réponse qui n’a pas été du goût de l’ULC. «Les consommateurs ne doivent en aucun cas cliquer sans réfléchir sur n’importe quel lien ou ouvrir n’importe quel message sans le vérifier. Mais lorsque même les responsables de grandes infrastructures de sécurité numérique déclarent publiquement qu’ils ne font plus confiance aux moyens de communication numériques, cela constitue, selon l’ULC, un signal plus qu’alarmant», écrit-elle dans son communiqué.

Pour l’Union luxembourgeoise des consommateurs, «la résignation ne peut être une réponse viable à la cybercriminalité (…) et la responsabilité ne doit pas être rejetée sur les consommateurs». Aujourd’hui, de plus en plus de personnes doivent recourir aux services bancaires en ligne en raison de la disparition des agences physiques et de l’abandon des documents papier. Une situation qui fait croître les risques de fraude ou de phishing pour les utilisateurs.

À l’approche du Safer Internet Day 2026, l’ULC appelle ainsi à une refonte de l’architecture de la sécurité numérique. L’organisation insiste sur le fait que la protection contre les cybermenaces ne doit plus reposer uniquement sur la vigilance individuelle, mais sur un cadre structurel renforcé.

«Si la réponse à la cybercriminalité est de ne plus cliquer sur rien, alors la numérisation a échoué. Les consommateurs n’ont pas besoin de résignation, mais de droits, de protection et de responsabilité de la part des fournisseurs», souligne Paul Gries, le président de l’ULC.

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