Le ministre des Finances, Gilles Roth, a présenté aux commissions des Finances et de l’Exécution budgétaire la situation financière de l’État au 31 décembre 2025.
Après une année record en 2024, les recettes de l’État ont continué leur progression en 2025. En effet, à la fin de l’année 2025, les recettes de l’administration centrale se sont établies à 29,1 milliards d’euros. C’est une progression de +705 millions d’euros (ou +2,5 %) par rapport à décembre 2024. Cette année-là fut un record. Les recettes avaient progressé de +11,5 %, soit 3 milliards d’euros de plus.
«Malgré une évolution moins dynamique des recettes en 2025 qu’en 2024, nos finances publiques restent solides avec un endettement public qui est le deuxième plus faible de la zone euro et la confirmation encore récente de notre triple A», a souligné Gilles Roth.
L’administration des Contributions directes a encaissé des recettes à hauteur de 14,4 milliards d’euros. C’est en léger recul par rapport à la même période en 2024 (-70,3 millions d’euros ou -0,5 %).
Les baisses les plus importantes concernent l’impôt sur le revenu des capitaux (-252,7 millions d’euros ou -23,8 %) et l’impôt sur la fortune (-117,1 millions d’euros ou -10,6 %).
À la fin de l’année 2025, l’administration de l’Enregistrement, des Domaines et de la TVA affiche des recettes totales de 7,9 milliards d’euros. La hausse est de +1 % par rapport à décembre 2024. Du côté des Douanes et Accises, les recettes se chiffrent à 2,6 milliards d’euros. C’est une progression de 294,1 millions d’euros (ou +12,8 %).
30 milliards d’euros pour les dépenses de l’État central
Toujours d’après le ministère des Finances, les dépenses de l’État central se fixent au 31 décembre 2025 à 30,1 milliards d’euros, soit +2,1 milliards d’euros ou +7,4 % sur un an. Cette augmentation s’explique notamment par des investissements publics en hausse de 780 millions d’euros. Parmi eux, on trouve le logement abordable (+230 millions d’euros), l’équipement militaire (+251 millions d’euros), la politique énergétique et climatique (+95 millions d’euros) et la rémunération des salariés (+620 millions d’euros ou +9,0 %).
Le solde de l’administration centrale s’établit à -1 milliard d’euros. Son chiffre définitif ne sera connu qu’à l’issue de la période complémentaire, qui s’étend jusqu’à février 2026.