Incarnation majeure de l’art contemporain au Luxembourg, Aline Bouvy représentera le pays à la 61e Biennale d’art contemporain de Venise avec La Merde, un projet subversif, décalé et féministe qui la fait passer pour la première fois derrière une caméra.
On avait laissé Aline Bouvy à l’automne dernier à la clôture de «Hot Flashes» au Casino Luxembourg, une exposition monographique fascinante et pleine de son humour décalé, placée sous le signe du retour en enfance. Aujourd’hui, l’artiste belgo-luxembourgeoise prévient : «"Hot Flashes" était le premier acte» d’un nouveau chapitre qui se poursuivra à partir du mois de mai à Venise, au Pavillon luxembourgeois de la plus prestigieuse manifestation internationale d’art contemporain. À n’en pas douter, le projet fera parler de lui – pour son titre, déjà : La Merde. Inutile de préciser de quoi il retourne. Avec ce film mélangeant prises de vues réelles, animation et images d'archives, et conçu pour le Pavillon luxembourgeois comme une installation immersive, Aline Bouvy fait des déjections un symbole de la «honte» et veut «entraver nos constructions sociales et culturelles autour du propre et du sale, comprendre leurs rouages» et «les tabous liés à nos corps, aux fluides et aux systèmes d'inclusion et d'exclusion». «Nous plaçons un soin particulier à ce qui entre par la bouche et méprisons ce qui sort de l'autre côté, comme si ce que produit notre propre ...Cet article est réservé aux abonnés.
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