[ALLEMAGNE] À la suite du départ d’Omlin, M’Gladbach a rappelé un n° 2… mais devrait installer l’ancien Folaman, son n° 3 sur le terrain en cas de défaillance de Moritz, le n° 1. Vous suivez?
Jonas Omlin n’est plus un joueur de Mönchengladbach. Il a été prêté à Leverkusen jusqu’en fin de saison, ouvrant dans son ancien club une vaste restructuration de la hiérarchie. Et cette dernière a beau ne pas être claire, voire un peu ampoulée, elle semble bénéficier avant tout à Tiago Pereira, auquel on ne semble jamais avoir fait autant confiance chez les Fohlen.
Déjà utilisé à cinq reprises en Bundesliga la saison passée, au bénéfice d’une pluie de blessures dans son secteur de jeu, l’Eschois de 19 ans était devenu la coqueluche de ses supporters en devenant le plus jeune gardien étranger jamais aligné dans son championnat, à 18 piges seulement. Son club avait alors résisté à la tentation d’en faire trop vite une tête de pont de son équipe, cette saison, en le laissant – avec son assentiment – poursuivre sa progression chez les espoirs. Malgré son nouveau statut.
Depuis, Pereira a enquillé 15 matches de Regionalliga (pour 21 buts encaissés et seulement deux clean sheets) mais il semblerait que cette deuxième partie de saison remette le couvert, un an plus tard : il pourrait tenir un rôle majeur dans la fin d’année de son club.
Plus numéro 2 que numéro 3?
C’est qu’à la suite du départ d’Omlin, Gladbach fait les choses malicieusement, mais sans que l’on puisse se méprendre sur les intentions de son staff. Si Nicolas Moritz, 28 ans, reste le titulaire indiscutable au but, les médias allemands indiquent que ses dirigeants vont rapatrier Jan Olschowsky (24 ans), qui était jusqu’alors prêté à Aix-la-Chapelle. L’idée est d’en faire un numéro 2 de façade puisqu’il ne posera ses fesses sur le banc de touche du 10e de Bundesliga que pour que Tiago Pereira puisse continuer, pour sa part, à accumuler des minutes chez les espoirs.
Mais il semble, entre les lignes, dire qu’à la moindre défaillance de Moritz (une blessure plus qu’une suspension, pour un joueur qui n’a encore même pas pris un seul carton jaune cette saison), c’est bel et bien le numéro 3, Pereira donc, qui relèverait le gant, en contradiction avec la hiérarchie. Priorité donc à la continuation d’une post-formation qui reste prioritaire. Mais prime au talent naturel également si le hasard, ou la chance, devaient encore propulser l’international luxembourgeois sur le devant de la scène.
Ce pourrait-il que Tiago Pereira ait autant de chance que de talent?