Accueil | Editoriaux | Sans réseau

Sans réseau

Les réseaux sociaux refont parler d’eux. L’interdiction envisagée pour les habitants de moins de 16 ans provoque scepticisme et protestation d’une part de la jeunesse. À tort ou à raison. Ces nouveaux outils de communication et d’échange sont parfois dévoyés par leurs propres utilisateurs. Les affaires de harcèlement numérique, de vidéos violentes partagées ou d’agressions à la sortie du lycée, mises en ligne et diffusées sur ces plateformes, font l’actualité. C’est ainsi. L’utilisateur a aussi une responsabilité. Elle peut être lourde de conséquences chez de jeunes camarades qui subissent la pression de ce nouveau type de média, censé nous rapprocher un peu plus des autres. Et devant les affaires qui se succèdent et ulcèrent nos sociétés, l’éducation de la jeunesse a ses limites et les parents ne peuvent pas être tout le temps derrière leurs enfants pour vérifier si ces outils sont utilisés dans le respect de l’autre et le respect de soi.

Reste que l’utilisateur n’est pas uniquement le responsable, et pour cela, nos jeunes concitoyens ont raison. Les réseaux sociaux n’ont que faire de la protection de la jeunesse et réagissent timidement quand on leur montre la diffusion de leurs contenus. Ils sont surtout là pour drainer de l’affluence, vendre des publicités et accrocher nos esprits prêts à engloutir une masse d’informations stupides sans que l’on s’en rende compte. Oui, il n’y a pas que des vidéos de petits chats sur ce type de plateformes. L’argent guide évidemment ceux qui dirigent ces entreprises, s’amusant à jouer avec les réglementations et appelant à la rescousse un Trump ou un Xi dès que l’on essaie de toucher à leurs monopoles et à leurs bénéfices. Le malaise est rapidement palpable dès que l’on surfe sur ces réseaux et l’on constate que les fameuses modérations n’existent quasiment pas. Et même avec l’intelligence artificielle, ce sera impossible. Ces grands patrons 2.0 auront trop à perdre et, d’ailleurs, investissent dans cette nouvelle technologie pour la maîtriser à leur compte. C’est à eux que nos gouvernements européens doivent demander des comptes et arrêter de leur trouver des excuses.

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.