Ce week-end a débuté la 62e édition de l’Autofestival, dont les promotions et les nouveaux modèles font le bonheur des visiteurs et des concessionnaires, qui jouent là une part significative de leur chiffre d’affaires annuel.
Brillantes à en apercevoir son reflet, avec l’odeur de neuf et la sensation de confort qui s’en dégage, les plus belles voitures des concessionnaires et garages luxembourgeois étaient de sortie ce dimanche, deuxième jour de l’Autofestival. L’industrie automobile perpétue cette tradition annuelle jusqu’au 2 février et met les petits plats dans les grands afin d’attirer ses clients, à commencer par l’accueil.
Chef de vente au garage Audi Losch de Bonnevoie, Francesco Sportelli est tout sourire derrière la table pleine de petits fours qui accueillent les clients à l’entrée du garage. «Nous avons préparé un petit déjeuner, puis un brunch pour attirer la clientèle», s’enthousiasme-t-il. Si la date du festival venue, tout est mis en place pour que «le week-end commence en beauté», le chef de vente le confirme : «La préparation de l’Autofestival commence dès octobre-novembre pour choisir les modèles.»
Résultat, cette 62e édition de l’Autofestival commence sur les chapeaux de roues : «La journée de samedi était très chargée! Les clients sont préparés, prêts à acheter, posent plein de questions et savent exactement ce qu’ils veulent», observe Francesco Sportelli. Les premières tendances confirment d’ailleurs les chiffres de 2025 : l’hybride et l’électrique sont les motorisations qui attirent le plus de monde.
Trente à quarante pour cent du chiffre d’affaires annuel
Si les concessionnaires mettent les bouchées doubles au moment de l’Autofestival, c’est bien parce qu’il reste une période clé pour eux. «Nous y faisons 30 à 40% de notre chiffre d’affaires de l’année», reconnaît le chef de vente. Chaque concessionnaire a donc ses objectifs de ventes. Et bien que personne ne les communique, nul doute que tous les curseurs sont au plus haut. «Nous devons courir tout au long de l’année, mais durant le festival, nous devons faire un sprint», rigole Francesco Sportelli.
Et pour atteindre ces objectifs et gonfler les ventes, tout est mis en œuvre. «Nous exposons le plus de modèles possibles pour montrer toute la gamme aux clients, et nous exposons également des éditions spéciales et les accessoires», explique le chef de vente. Des packages sont aussi prévus, notamment pour les voitures électriques, qui peuvent être vendues avec des bornes. «De cette manière, le client peut venir au garage, avoir une personne de contact et tout acheter au même endroit.»
Et à cela s’ajoutent des «show cars» prévus spécialement pour l’occasion ainsi que la possibilité d’essayer n’importe quelle voiture. Sans oublier, bien sûr, un marketing approfondi sur les réseaux sociaux, à coup de vidéos dynamiques présentant les derniers modèles de la marque.
«Des remises intéressantes»
Pour les clients aussi, l’Autofestival semble rester la période privilégiée pour acquérir un nouveau véhicule. C’est en tout cas l’avis de Francesco Sportelli, qui l’explique assez simplement : «C’est une date connue que les gens attendent, puisqu’elle regroupe des conditions spéciales, des remises et des taux spéciaux grâce aux banques qui participent également.»
Avis partagé par de nombreux visiteurs, profitant de ce dimanche pas forcément ensoleillé pour aller de concession en concession. Amy et Vladimir sont de ceux-là. Ils ont déjà visité plusieurs garages avant de venir chez Audi et prévoient d’aller en voir encore un autre après. «C’est la deuxième fois que nous profitons des remises intéressantes de l’Autofestival», font-ils savoir. La première fois, c’était il y a deux ans, lorsqu’ils ont acquis la voiture qu’ils aimeraient à présent remplacer. «Nous cherchons le meilleur deal!»
D’autres ont moins le portefeuille qui démange que l’envie d’en prendre plein les yeux. À l’instar de ces deux amis venus de France : «Nous profitons que la majorité des modèles des marques soient de sortie pour venir les apprécier», racontent ces deux passionnés d’automobile. Ils ne sont pas là pour acheter, mais regardent avec attention les voitures, montent dedans et en discutent aussi. Surtout lorsque ce sont des modèles qu’ils ne voient que rarement de près : «Nous étions chez Porsche tout à l’heure… Nous n’avons pas l’habitude d’en tester autant d’un coup!»