Le n° 1 mondial Carlos Alcaraz s’est qualifié vendredi sans grande difficulté pour les 8es de finale de l’Open d’Australie en battant le Français Corentin Moutet (37e) 6-2, 6-4, 6-1 en 2 h 05.
«Je suis heureux d’avoir joué contre lui, je me suis fait plaisir», a déclaré l’Espagnol de 22 ans, en quête d’un premier titre à Melbourne. Les deux hommes ne s’étaient encore jamais affrontés sur le circuit. Cette opposition entre deux excellents manieurs de balle n’a tenu ses promesses de spectacle que par intermittence, y compris à cause de nombreuses fautes directes (20 pour Alcaraz, 34 pour Moutet sur l’ensemble du match).
Comme il l’avait promis, Moutet – dernier en lice des 18 joueurs français, hommes et femmes confondus, engagés dans le tournoi – a multiplié les coups en touché, en faisant y compris son fameux service à la cuiller et un coup entre les jambes inutile. Mais il a été débordé par la puissance de l’Espagnol, qui vise un septième titre en Majeurs.
Lorsque ce dernier a accepté de jouer au chat et à la souris, les joueurs ont régalé le public de quelques points spectaculaires. Comme celui à 4-1 dans le premier set où tour à tour les deux hommes se sont attirés au filet puis se sont lobés. C’est Moutet qui a craqué et mis la balle dans le filet avant de perdre le jeu (5-1). Alcaraz a alors servi pour le set à 5-2 et l’a remporté sur un violent coup droit que Moutet n’a pu maîtriser et a renvoyé dehors.
Une deuxième manche plus accrochée
La deuxième manche a été bien plus accrochée. Moutet a d’emblée perdu deux fois sa mise en jeu (3-0). Mais en lâchant deux violents coups droits, il a refait un de ses breaks de retard et, en maintenant son adversaire dans un faux rythme, il a égalisé à 3-3 en bénéficiant d’une double faute d’Alcaraz sur la balle de break.
À 4-4, l’Espagnol a aligné six jeux d’affilée pour boucler la manche et se détacher 4-0 dans la troisième. Moutet a alors remporté son service en réussissant plusieurs points spectaculaires et salué le public en enlevant sa casquette juste avant d’aller s’asseoir pour la minute de repos. Il a néanmoins perdu les deux jeux suivants et le match.
À un moment, «j’ai dit à mon box que j’en avais marre de courir sur ses amorties», a déclaré Alcaraz, lui même grand adepte de ce coup. «Mais aujourd’hui, c’est lui qui a gagné la bataille (du nombre) d’amorties», s’est amusé l’Espagnol à l’issue de sa 100e victoire en Grand Chelem.
Il devra battre dimanche l’Américain Tommy Paul (20e) pour se faire une place en quarts de finale.