Le gouvernement fait feu de tout bois pour attraper le train de l’intelligence artificielle, qui va à une vitesse folle, il faut bien le dire. Programmes de découverte et d’information à destination du grand public, conférences pour les entreprises (petites ou grandes)… Les rendez-vous risquent de se multiplier au fil du déploiement de cette nouvelle technologie destinée à améliorer notre quotidien, mais aussi notre productivité.
Toute révolution a du bon, à condition qu’elle soit bien encadrée, sinon attention à la casse. Mais encadrer cette innovation, cela ne plaît pas forcément à tout le monde. Du côté de la Silicon Valley, on est toujours circonspect quand on voit comment les pays européens peuvent gérer les nouveaux produits du monde digital, les nouvelles applications, les nouveaux services proposés. Selon eux, nous, Européens, mettons trop de garde-fous, ce qui bloque le business et met souvent dans une colère noire leur nouveau maître, Donald Trump.
Pour des personnes aimant la liberté et l’indépendance, ils se sont bien vite couchés devant le nouveau président américain, et cela, dès son investiture, il y a maintenant un an. Fini les critiques ou les moqueries sur les réseaux sociaux ou les sorties politiques des grands pontes des compagnies digitales. La liberté de ton, c’est bien, sauf quand on peut perdre beaucoup d’argent. Trump avait prévenu, ils sont donc vite rentrés dans le rang.
Avec cet allié de poids, qui dégaine des sanctions à tout va dès qu’on lui tient tête, l’Europe n’a qu’à bien se tenir. Et beaucoup d’entreprises américaines rêvent d’envahir notre continent sans être gênées par une législation jugée trop contraignante, selon elles. Depuis des années, le bras de fer se poursuit avec ces géants du numérique autour des données personnelles et de leur utilisation, autour des contenus violents ou pornographiques diffusés sans vergogne et sans contrôle sur les réseaux sociaux, autour des fake news qui pullulent et qui ont des difficultés à être éliminées des plateformes. C’est certain, cette lutte va se poursuivre avec l’intelligence artificielle, qui elle aussi pompe toutes nos créations sur le web pour démontrer tout son savoir virtuel.