Accueil | Politique-Société | Des rendez-vous chez les dermatologues sans passe-droit national

Des rendez-vous chez les dermatologues sans passe-droit national


Les rendez-vous chez les dermatologues se font selon un principe d'égalité et non de préférence nationale. (Photo : archives editpress/didier sylvestre)

Le projet pilote de santé expérimenté depuis le 1er janvier jusqu’à la fin de l’année entre la France et le Luxembourg suscite des interrogations du côté de l’ADR.

Obtenir un rendez-vous chez un dermatologue au Luxembourg peut prendre plusieurs mois. Après avoir appris en décembre qu’un projet pilote en dermatologie allait être mis en place entre la France et le Luxembourg, la députée ADR Alexandra Schoos a voulu savoir si les résidents luxembourgeois seraient servis avant les autres pour les rendez-vous. Une espèce de salle d’attente «nous d’abord».

Si cela était, cela «violerait le principe d’égalité», lui a rappelé la ministre de la Santé Martine Deprez. «Le protocole additionnel signé le 11 décembre 2025 pour ce projet pilote ne crée aucun nouveau droit d’accès», assure-t-elle. Mais il sert à encadrer la «prise en charge» par l’Assurance maladie française de consultations réalisées au Luxembourg.

Sont concernés par ce projet des assurés résidant dans trois communautés professionnelles territoriales de santé en Moselle : Thionville Est, Moselle trois vallées et du Pays-Haut. Le Luxembourg n’a pas d’obligation d’accueillir un nombre déterminé de patients. L’objectif est avant tout d’améliorer la «prise en charge» en dermatologie, surtout pour la prévention et la détection plus précoce des maladies de la peau.

Un projet pilote suivi

Le mécanisme repose sur une autorisation côté français lorsqu’il n’est pas possible d’obtenir une consultation «dans un délai médicalement acceptable» en France. Le remboursement de la consultation et d’une série d’actes ambulatoires se fait sur la base des tarifs de la nomenclature luxembourgeoise. Concrètement, le dermatologue établit un mémoire d’honoraires que le patient règle avant d’être remboursé par l’Assurance maladie française.

La ministre a aussi précisé dans sa réponse que le nombre de dermatologues – allergologues et vénérologues compris – pratiquant au Luxembourg est passé de 42 en 2015 à 63 en 2024. Mais le ministère dit ne pas disposer de données consolidées sur les temps d’attente : «Les informations disponibles évoquent des écarts allant de quelques mois à l’absence de nouveaux patients acceptés.» L’impact du pilote sur les délais doit être suivi avec la Société luxembourgeoise de dermato-vénéréologie (SLDV).

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.