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Orientations stratégiques : le LIST déroule sa feuille de route pour 2030


Olivier Guillon ambitionne de hisser le LIST à la place de leader dans ses domaines de recherche clés. (Photo : claude lenert)

Cap sur 2030 pour le LIST qui veut s’imposer comme leader dans la recherche sur le climat et la biodiversité, les villes intelligentes et l’industrie durable.

En poste depuis septembre dernier, Olivier Guillon, nouveau directeur général du Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST) à Belval, a présenté ce jeudi ses grandes orientations stratégiques pour les quatre ans à venir.

Une manière, pour ce centre de recherche interdisciplinaire unique dans la Grande Région, de se positionner face aux défis sociétaux, économiques ou environnementaux.

«Nous voulons développer des solutions qui permettent à l’industrie, aux start-up, au gouvernement, et à la société de construire un futur durable. Ça se traduit par des projets concrets dans trois domaines – environnements naturel, bâti et industriel – auxquels s’ajoutent des activités centrées sur l’IA, l’espace et la sécurité.»

La nature au cœur de la recherche

Lutte contre le changement climatique, protection de la biodiversité, agriculture de précision, utilisation efficace des ressources : le LIST s’engage d’abord sur tous ces sujets, en multipliant les projets et les partenariats.

  • FORLUX consiste par exemple à surveiller l’état des forêts – le Bambësch à Luxembourg – grâce à un système de suivi de la santé des arbres sur des parcelles expérimentales équipées de technologies innovantes de transfert de données.
  • Le projet Cyanowatch consiste à suivre l’évolution des cyanobactéries nuisibles dans les eaux de baignade du Luxembourg et de la Moselle, via une approche citoyenne et participative.
  • Avec 20 pays impliqués, COMMECT est centré sur la connectivité en zone rurale. Au Grand-Duché, les chercheurs travaillent sur la viticulture avec l’objectif de mieux prévoir les effets du réchauffement climatique. Un défi possible en utilisant des dispositifs IoT (Internet des objets) et la connectivité par satellite.
  • La spin-off – entreprise créée à partir des technologies issues de la recherche – du LIST, Invitrolize, créée en 2022, propose de détecter une sensibilisation respiratoire dangereuse en conditions réalistes dès le début du développement d’un produit.
Le LIST en chiffres

    • 840 collaborateurs
    • 35% de femmes seulement
    • 60 nationalités
    • 110 doctorants
    • 500 projets et contrats
    • 110 millions d’euros de financements
    • 200 laboratoires

Des villes équipées pour demain

Villes durables et bâtiments intelligents, mobilité zéro émission et santé connectée, constituent le deuxième volet que le LIST compte développer d’ici 2030.

  • À travers l’initiative Smart City Hub, le LIST accompagne les villes dans leurs transitions numérique et écologique. Il s’agit de conseiller, de définir des scénarios de test et d’appuyer ensuite la mise en œuvre de technologies pour fluidifier la circulation, optimiser la collecte des déchets, planifier les infrastructures énergétiques ou anticiper les besoins en logement social.
  • La plateforme nationale MicrObs.lu surveille les eaux usées et révèle la présence et l’évolution de maladies infectieuses grâce aux données collectées par les microbiologistes du LIST dans les stations d’épuration du pays.
  • Le partenariat avec les CFL qui a fait naître les navettes autonomes de Belval va se poursuivre, ainsi que le développement de l’outil Twisco, jumeau numérique pour améliorer la logistique sur les chantiers grâce à l’IA.

Un tournant pour l’industrie

Enfin, le LIST travaille aussi sur l’économie circulaire, l’énergie renouvelable, la production durable, les matériaux et la digitalisation, à travers de nombreux projets en cours.

  • À commencer par Data-Driven Energy Transition, un jumeau numérique des systèmes énergétiques du Luxembourg, créé pour servir de banc d’essai aux chercheurs et décideurs politiques, afin de tester de nouvelles réglementations avant leur mise en œuvre.
  • Le partenariat avec Goodyear, incluant plus de 30 projets sur six ans liés à l’industrie du pneu, va continuer, tout comme celui portant sur la décarbonation dans la sidérurgie avec ArcelorMittal.

IA, espace et sécurité

En plus des trois domaines précités, Olivier Guillon pointe d’autres axes identifiés comme prioritaires pour la souveraineté, la résilience et la compétitivité du Luxembourg, sur lesquels les équipes du LIST seront mobilisées.

  • Dans le secteur spatial, avec l’implantation du nouveau Space Campus à Belval dès la fin de l’année, les recherches s’intensifieront au sein de l’European Space Resources and Innovation Center (ESRIC), qui disposera notamment d’une chambre reproduisant les conditions lunaires.
  • En matière d’IA, le LIST va encore développer son AI Sandbox, permettant à des organisations et entreprises de tester des solutions IA. Le projet BESSER, lui, démocratise l’accès à l’intelligence artificielle (pas besoin de savoir coder) pour booster l’innovation des petites et moyennes entreprises.
  • Pour finir, c’est dans la sécurité et la défense que le LIST s’engagera davantage. Notamment avec le projet TRANSCEND, qui se concentre sur la sécurisation des réseaux de transport de marchandises en Europe.

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