Accueil | Sport international | [Handball] Euro : les Bleus face à l’immense défi du doublé

[Handball] Euro : les Bleus face à l’immense défi du doublé


Quadruple champions d'Europe, les Français (ici le demi-centre Aymeric Minne) n'ont jamais été sacrés deux fois d'affilée (Photo afp).

Championne d’Europe en titre et privée de Nedim Remili, la France remet sa couronne en jeu jeudi à Oslo, où le chemin vers un nouveau sacre le 1er février s’annonce encore plus périlleux.

Qu’elles semblent loin ces images de 2024, d’un quatrième sacre européen à Cologne face au meilleur ennemi danois. Celles un peu plus tôt d’une demi-finale devant la Suède, marquée par un geste aussi fou qu’héroïque d’Elohim Prandi pour arracher la prolongation. Depuis, l’équipe de France de handball a connu depuis son lot de bouleversements, de la désillusion aux JO (élimination en quarts) à la médaille de bronze arrachée au Mondial-2025, en passant par la retraite internationale d’un bon nombre de piliers dont Nikola Karabatic.

Dernier pépin en date, pour des Bleus qui entrent en lice ce jeudi à Oslo (18 h) contre la République tchèque, le forfait de Nedim Remili, touché au mollet gauche et qui laisse vacante une place de demi-centre. «C’est tout sauf anodin au regard de son expérience et son impact dans le jeu», a déclaré mardi le sélectionneur français Guillaume Gille, qui emporte dans son groupe de 18, neuf joueurs présents lors de la finale il y a deux ans.

Grand danger au tour principal

Suffisant pour espérer aller chercher un deuxième titre d’affilée ? La France n’y est pour le moment jamais parvenue dans cette compétition que beaucoup s’accordent à qualifier comme la plus relevée au monde. Elle le sera peut-être d’autant plus cette année. «Quand on dit : « à chaque match son lot de dangers », ce n’est pas une formule en l’air, assure le patron des Bleus. Et quand on voit le déroulé et les possibles adversaires…»

Car après une montée en puissance attendue devant les Tchèques et l’Ukraine samedi, les coéquipiers de Ludovic Fabregas auront tout intérêt à terminer le tour préliminaire en beauté contre la Norvège. Le tout pour aborder avec un maximum de points le tour principal où elle pourrait croiser le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne voire le Portugal dans un potentiel groupe de la mort. «A minima, on espère le carré final, assure cependant Elohim Prandi, même si ce qui nous anime, c’est de pouvoir réitérer ce qu’on a fait en 2024.»

«Entre les Jeux et le Mondial, cela a été une période de transition, les anciens nous ont laissé la place et il fallait qu’on s’affirme, poursuit le défenseur Karl Konan. Cet Euro est le moment de montrer ce que l’on veut faire et ce dont on est capable.» Malgré l’ombre des JO et un Mondial marqué par un fiasco en première période contre la Croatie, qui a précipité leur chute en demie, les Bleus font toujours figure de candidat à leur propre succession.

Le Danemark plus que jamais favori

Mais «le niveau mondial s’est resserré, poursuit Guillaume Gille. Il y a huit équipes potentielles, voire un peu plus, qui peuvent prétendre au dernier carré». Et «depuis quelques années, plusieurs nations ont passé un cap, comme le Portugal, voire les Iles Féroé», complète Karl Konan, qui s’attend «à une toute autre compétition que celle de 2024». Une chose est sûre, la France ne sera pas surprise du niveau du Danemark, champion olympique et du monde en titre, qui court après un titre européen depuis 2012.

Emmenée par sa superstar Mathias Gidsel, la sélection scandinave est plus que jamais favorite à la victoire, qu’elle pourrait obtenir à domicile, à Herning, de quoi ajouter «du sel à la compétition», souligne Gille. Cela fait partie «du challenge», assure Prandi. «Cela pourrait être assez fort, de « mettre une clim » face au pays-hôte, dans le pays-hôte.» Mais le Parisien en est conscient : «On n’y est pas encore, je ne me projette pas aussi loin».

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.