En préambule de l’Autofestival, la Société nationale de circulation automobile (SNCA) a divulgué, ce lundi, les chiffres des immatriculations au Luxembourg. L’hybride poursuit sa progression, au détriment de l’essence et du diesel.
«De nombreux clients reportent volontairement leur achat afin de non seulement profiter de l’ambiance festive et commerciale, mais aussi de s’assurer de bénéficier des meilleures conditions d’achat», lance d’emblée Philippe Mersch, le président de la Fédération des distributeurs automobiles et de la mobilité (Fedamo). Comme chaque début d’année, l’Autofestival met le contact et stimule l’activité du marché automobile luxembourgeois à coups d’offres avantageuses, de modèles inédits et même de moments de pédagogie, notamment sur les véhicules électriques.
À l’occasion de cette 62e édition, qui se déroule du 24 janvier au 2 février, plus de 90 concessions automobiles et de motos ouvrent leurs 192 showrooms à travers tout le pays. Dans un marché qui vit une période faite d’incertitudes et dans une économie nationale sous pression, l’Autofestival «apporte de la stabilité, des repères, de la confiance et de la visibilité», souligne Philippe Mersch. «En devenant une sorte de boussole annuelle du marché luxembourgeois, non seulement pour les professionnels, les décideurs, mais aussi pour nos clients, l’Autofestival reste une valeur sûre, un moment de sécurité et de confiance.»
Des chiffres qui remontent
L’Autofestival offre aux clients l’occasion de réaliser de bonnes affaires et d’être face à des modèles tout juste arrivés sur le marché, et les conduit à faire un choix face aux nouvelles technologies d’électrification, de digitalisation et de connectivité. Pour les concessionnaires, il s’agit d’un moment opportun pour gonfler leur chiffre d’affaires dans un secteur qui sort tout juste la tête de l’eau, après une année 2025 qui confirme le retour à la normale insufflé en 2024.
Cette légère progression a été présentée par la Société nationale de circulation automobile (SNCA) lors d’une conférence de presse à la Chambre des métiers qui s’est déroulée ce lundi matin. Les chiffres donnent à voir que les immatriculations de véhicules routiers sont en progression par rapport à 2024, avec une hausse de 3,4 %.
Dans le détail, 133 587 immatriculations ont été enregistrées durant l’année passée. Parmi ces dernières, la SNCA dénombre 75 235 véhicules d’occasion et 58 352 véhicules neufs. Si l’on zoome sur les données des véhicules neufs, on observe une timide augmentation de 1,1 %, avec 47 161 immatriculations en 2025, contre 46 635 en 2024. «2023 a été une année charnière. Le marché reprend doucement. Il va falloir encore quelques années pour arriver aux chiffres record de 2019», commente Manuel Ruggiu, le directeur opérationnel de la SNCA.
Le diesel dégringole
Les motorisations thermiques classiques sont en baisse constante depuis plusieurs années et ne représentent plus qu’environ 36 % de l’ensemble des immatriculations. Les chiffres du diesel donnent le vertige. «En sept ans, il est passé de 55 % des immatriculations à 33 %, tandis que l’hybride est aujourd’hui dominant avec 29,3 %», détaille Manuel Ruggiu. En passant de 41,7 % des immatriculations à 42,8 % en 2025, les chiffres de l’essence se veulent plus stables.
À l’inverse, les véhicules à motorisation hybride ont le vent en poupe et passent, en un an, de 10 455 à 13 825 unités, soit une progression de 32,2 %. Ils constituent 11,5 % du parc automobile luxembourgeois. En comparaison, les véhicules 100 % électriques forment aujourd’hui 8,7 % du parc automobile luxembourgeois. La SNCA relève, pour la première fois depuis des années, une légère baisse du nombre d’immatriculations concernant ces voitures, celui-ci passant de 12 777 unités en 2024 à 12 664 unités en 2025 (-0,5 %).
Stopper la baisse de l’électrique
La Fedamo met en lumière plusieurs raisons pour expliquer ce recul. Selon elle, la baisse de la prime à l’achat, passée de 8 000 à 6 000 euros en octobre 2024, a été perçue «comme un signal négatif par une partie de la clientèle». La Fedamo met aussi en avant l’impact du recul des contrats de leasing opérationnel des véhicules de société. Ces derniers sont en grande partie à motorisation électrique, ce qui entraîne mécaniquement une diminution des immatriculations de véhicules 100 % électriques.
Pour tenter de contrer cette évolution, la Fedamo demande au gouvernement, d’une part, «de maintenir l’aide après le 30 juin 2026 afin d’enrayer cette tendance à la baisse et maintenir l’attractivité de la mobilité électrique à zéro émission» et, d’autre part, «de continuer ses investissements dans le réseau électrique, le développement de l’infrastructure de recharge et la facilitation de l’installation de bornes de recharge pour les particuliers et les entreprises».
Après une année 2024 abyssale, les chiffres des immatriculations de camionnettes marquent un retour à la normale en 2025. Durant l’année écoulée, 4 755 camionnettes ont été mises en circulation, soit une hausse de plus de 19 % sur un an. En ce qui concerne les motocycles, après une année record en 2024 avec 2 449 unités, les immatriculations baissent de 6,9 %, avec 2 280 unités. Le parc routier des motocycles compte 29 021 unités, soit une hausse de 2,4 % par rapport à 2024.